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Le drapeau confédéré, devant la Cour suprême


Le drapeau confédéré, symbole pour beaucoup d'Américains de racisme et de l'esclavage (AP Photo/Rogelio Solis)

Le drapeau confédéré, symbole pour beaucoup d'Américains de racisme et de l'esclavage (AP Photo/Rogelio Solis)

La Cour suprême sera appelée à décider si les plaques minéralogiques sont propriété du gouvernement ou de l'automobiliste qui les accroche à son véhicule.

La Cour suprême des États-Unis était appelée lundi à décider s’il est possible de faire figurer le drapeau confédéré sur la plaque minéralogique d’une voiture, au nom de la liberté d'expression. Pour de nombreux Américains, ce drapeau reste un symbole de racisme et d'esclavage, mais pour l’organisation « Sons of Confederate Veterans », en français « Fils d’anciens combattants de la confédération », il s'agit simplement d'honorer l'histoire du pays.

Les automobilistes américains sont libres de personnaliser la plaque minéralogique de leurs véhicules, moyennant le versement d’un supplément à l'État. Mais le Texas refuse de fabriquer la plaque à l'effigie du drapeau controversé. Une position qui, selon les plaignants, enfreint le droit à la liberté d’expression, garanti par la Constitution.

Dans cette affaire, la Cour suprême sera appelée à décider si les plaques minéralogiques sont propriété du gouvernement, ou bien de l'automobiliste qui les accroche à son véhicule. Ce qui permettra de déterminer si elles sont le support de la liberté d'expression de l'État, ou d'un individu.

Une cour d'appel a donné raison à l'association qui assure que c'est à l'automobiliste de décider s'il veut ou non afficher ce symbole, rappelle l’Agence France Presse (AFP). Elle a conclu que le service texan des véhicules motorisés (MVA) était coupable de discrimination envers les « Sons of Confederate Veterans ». Les neuf sages devront trancher.

Avec AFP

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