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Le dialogue à Kinshasa fait naître des inquiétudes à Bukavu en RDC


Jean-Chrysostome Kijana, président du NDSCI - nouvelle dynamique de la société civile, est interviewé à Buvaku, RDC, le 4 octobre 2016. (VOA/Ernest Muhero)

Jean-Chrysostome Kijana, président du NDSCI - nouvelle dynamique de la société civile, est interviewé à Buvaku, RDC, le 4 octobre 2016. (VOA/Ernest Muhero)

Au fur et à mesure que le dialogue politique avance à Kinshasa, des inquiétudes sont de plus en plus perceptibles chez les hommes politiques et les responsables de la société civile dans le Sud-Kivu.

Pour le président national de la nouvelle dynamique de la société civile, Jean-Chrysostome Kijana, envisager les élections présidentielles en 2018, comme l'a implicitement annoncé le président de la Ceni (Commission électorale de la République démocratique du Congo), revient à marcher contre la volonté du peuple.

Jean-Chrysostome Kijana estime que la transition en RDC doit se faire sans le président Joseph Kabila au sommet de l’État : " c'est bien de dialoguer, mais le dialogue ne peut pas remplacer la Constitution".

"C'est une provocation contre la population congolaise !", lance-t-il, en appelant à respecter la Constitution.

Alain Ntambuka, secrétaire exécutif provincial du parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie au Sud-Kivu (PPRD), rappelle à l’opinion que le débat sur qui va diriger la transition en RDC après le 19 décembre 2016 est déjà tranché par la Cour constitutionnelle.

"Ce n'est plus un débat que le président Joseph Kabila va rester président pendant la transition ", estime-t-il, "c'est tout à fait légitime et légal".

Après une matinée de discussions politiques au sein du PPRD, Alain Ntambuka reconnaît néanmoins que certains de ses militants sont inquiets. Des questions ont été posées au sujet d'un éventuel Premier ministre qui serait issu de l’opposition pendant la transition en RDC, une proposition notée dans le brouillon du projet d’accord politique.

Pour le mouvement citoyen " Réveil des indignés", il n'est pas question d’accorder plus de temps à la Ceni pour organiser des élections.

"Il faut que ce soit une période très courte, pas plus d'un an", a insisté Amos Bisimwa, militants au sein du "Réveil des indignés".

Après l’adresse du président de la Ceni aux "dialogueurs", de nombreux observateur à Bukavu s’interrogent sur les conséquences des contraintes qui ont retardé officiellement la tenue des élections en 2016; contraintes qui pourraient être à nouveau d'actualité pour les prochaines élections.

Ernest Muhero (VOA Afrique - Bukavu)

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