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Le deuxième jour du procès de Sanogo s'est clôturé sans entrer dans les débats de fond


Deuxième jour du procès d'Amadou Haya Sanogo devant la cour d'assises de Sikasso, dans le sud du Mali, le 1er décembre 2016. (Ministère de la Justice)

Quarante-huit heures après son démarrage, le procès Amadou Haya Sanogo n’est pas entré dans le vif du sujet, à cause des incompréhensions entre les organisateurs et les avocats de la défense.

Ces derniers refusent d'entrer dans la salle d’audience sans leurs téléphones portables. On aménage une salle équipée avec leur accord et les smartphones restent interdits.

Pour certaines personnes qui participent à ce procès, toutes ses actions sont des tentatives à faire reporter le procès, alors qu’il doit se tenir afin que chacun puisse être situé sur son sort. Les parents victimes se disent patients.

Alassane Sangaré, avocat de la defense, a expliqué que "nous empêcher d’avoir accès à la salle d’audience avec nos téléphones portables est une entorse à la loi".

"Dans nos smartphones, nous avons nos textes de loi, donc on nous prive de notre outils de travail", a-t-il déclaré.

Les parents des victimes sont mécontents des multiples suspensions à longues durées. Ils attendent impatiemment les débats au fond.

"Je ne suis pas d'accord avec les reports car, pour moi, tout devrait être planifié", a expliqué le père d'une victime.

Le procès avait été suspendu le 30 novembre. Lors de cette deuxième journée, le 2 décembre, il n y a pas eu de débats, faute d’avocats de la défense.

Le public est pressé de voir le procès démarré réellement.

Pour régler le problème des avocats de la défense, une salle a été aménagée et équipée avec leurs accords, mais les smartphones y restent interdits.

Kassim Traoré, correspondant à Bamako

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