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Le dalaï lama se dit optimiste quant aux changements souhaités par Xi Jinping


Le chef spirituel tibétain, le Dalaï Lama, au cours d'une conférence de presse à Gdansk, en Pologne, 5 décembre 2008.

Le chef spirituel tibétain, le Dalaï Lama, au cours d'une conférence de presse à Gdansk, en Pologne, 5 décembre 2008.

Le chef spirituel des Tibétains en délicatesse avec Pékin a déclaré mardi à Paris qu’il était optimiste que les changements et réformes que souhaite le président chinois Xi Jinping pourront aboutir malgré l’opposition de l’establishment auquel il fait face.

"Le président Xi Jinping souhaite des changements, des réformes, mais dans l'establishment il y a de très nombreuses résistances", a-t-il affirmé. "Fondamentalement, je suis optimiste", a-t-il poursuivi: "Je préfère la Chine d'aujourd'hui à celle d'il y a trente ou quarante ans".

Selon lui, Xi Jinping "veut des réformes" mais il fait face à "beaucoup de résistances dans l'establishment".

Tenzin Gyatso, 81 ans, qui a renoncé en 2011 à toute responsabilité politique sur les Tibétains en exil, répugne depuis à évoquer les relations du Tibet avec Pékin. Il préfère, comme il l'a fait mardi, parler de "la préservation de la culture, de la langue tibétaines et de l'écologie".

"La censure est immorale", a-t-il toutefois lancé lors d'une conférence de presse, en réponse à une question sur la restriction des libertés en Chine, notamment celle des médias.

"La Chine doit aller vers la liberté d'informer et une réforme de son système judiciaire, afin qu'il soit adapté aux standards internationaux d'indépendance", a ajouté le dignitaire bouddhiste, qui a fui le Tibet envahi par l'armée chinoise pour s'exiler à Dharamsala, en Inde, en 1959.

"Le président Xi Jinping souhaite des changements, des réformes, mais dans l'establishment il y a de très nombreuses résistances", a-t-il relevé. "Fondamentalement, je suis optimiste", a-t-il poursuivi: "Je préfère la Chine d'aujourd'hui à celle d'il y a trente ou quarante ans".

Le 14e dalaï lama a ouvert mardi six jours de rencontres publiques à Paris puis Strasbourg, pour sa première visite en France depuis cinq ans, sans être reçu par les autorités, manifestement soucieuses de ne pas froisser Pékin.

Avec AFP

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