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Le comité de l'OMS sur l'Ebola, contre tout embargo


(AP)

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Il ne faut pas imposer d’embargo contre les voyages, ou le commerce, car ce serait inefficace et contre-productif, a estimé ce comité, qui s'est réuni jeudi pour la troisième fois.

Au terme d’une réunion jeudi à Genève, le Comité d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur l’Ebola s’est à nouveau opposé à tout embargo contre les déplacements ou le commerce avec les trois pays affectés par l’épidémie.

L’épidémie reste « une urgence de santé publique de portée mondiale », selon le comité, qui évoque plus de 9,900 cas, et près de 4,900 décès en Guinée, Sierra Léone et au Libéria.

Il ne faut pas imposer d’embargo contre les voyages, ou le commerce, car ce serait inefficace et contre-productif, a estimé ce comité.

Néanmoins, a déclaré le Dr Isabelle Nuttall, une des responsables du dossier Ebola à l'OMS, les personnes infectées, ou qui ont été en contact avec des malades dans les 21 jours précédents, ne devraient pas quitter leur pays.

Les membres du comité « ont expliqué certaines des raisons pour lesquelles ils ne recommandent pas une interdiction générale des déplacements, en disant que ce serait de nature à causer un préjudice économique et pourrait en conséquence augmenter la migration incontrôlée en provenance des pays touchés, exacerbant ainsi le risque de propagation mondiale du virus à Ebola », a dit le Dr Nuttal.

Le comité a d’ailleurs souligné la nécessité de réduire l’isolement et les difficultés économiques des pays affectés par l’épidémie, en normalisant les vols et les mouvements des navires.

Le Dr. Nuttal a également fait part de l’incertitude du comité face aux mesures prises par les Etats-Unis, et d’autres pays, pour contrôler les passagers en provenance des pays affectés par l’épidémie.

« Le comité a pris note du fait que le dépistage à l’entrée des pays peut avoir un effet limité dans la réduction de la propagation mondiale du virus, lorsqu'il s’ajoute au dépistage au départ des pays concernés. Ainsi, ses avantages et ses inconvénients doivent être soigneusement étudiés », a-t-elle dit.

Toujours selon le comité d’urgence de l’OMS, il n’est pas nécessaire que les pays annulent leurs rencontres internationales, ou grandes réunions. Certes, il s’agit de questions complexes, a-t-il reconnu, ajoutant que les décisions devront être prises au cas par cas.

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