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L'utilisation d'armes chimiques en question à Mossoul


De la fumée s'échappe à Bartila, à l'est de Mossoul lors des combats contre le groupe État islamique, Irak, le 18 octobre 2016.

De la fumée s'échappe à Bartila, à l'est de Mossoul lors des combats contre le groupe État islamique, Irak, le 18 octobre 2016.

Le Comité international de la Croix-Rouge et l'Organisation internationale pour les migrations ont indiqué mardi se préparer à devoir faire face à l'emploi d'armes chimiques lors de l'offensive pour reprendre Mossoul au groupe Etat islamique (EI) en Irak.

"Nous ne pouvons pas exclure l'usage d'armes chimiques", a déclaré le directeur régional des opérations du CICR pour le Moyen-Orient, Robert Mardini.

"Notre préparation consiste à former et fournir des équipements à un certain nombre d'établissements de santé qui pourront prendre en charge des personnes contaminées et offrir des services de décontamination", a-t-il dit lors d'un point de presse à Genève.

"A l'heure où nous parlons, nous avons une équipe en Irak en liaison avec les autorités sanitaires et qui travaille main dans la main avec le personnel de santé en Irak afin de développer cette capacité de réponse", a-t-il ajouté, précisant que le CICR dispose de 900 collaborateurs en Irak.

Il a également pointé que le CICR, qui souhaite toujours discuter avec tous les acteurs armés, poursuit ses efforts pour "établir un dialogue avec l'EI".

S'exprimant en téléconférence depuis Bagdad, le chef de mission de l'OIM en Irak, Thomas Lothar Weiss, a affirmé que les humanitaires "craignent" l'usage d'armes chimiques et que l'organisation avait commencé à acheter "quelques masques à gaz".

"Il y a eu des preuves qui montrent que l'EI pourrait utiliser des armes chimiques", a-t-il indiqué, soulignant toutefois que ces informations provenaient de médias locaux.

Les forces irakiennes, soutenues par les 60 pays de la coalition internationale contre l'EI, ont commencé lundi leur offensive pour reprendre Mossoul, dernier grand fief du groupe jihadiste dans le pays.

L'ONU s'attend à un déplacement massif de personnes, qui pourrait dépasser le million, lors de l'offensive contre Mossoul. Quelque 700.000 d'entre elles devraient avoir besoin d'une aide d'urgence.

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) n'a pour l'instant construit que 5 camps pour 45.000 personnes. Il espère disposer de 11 camps au total ces prochaines semaines avec une capacité de 120.000 personnes.

Fin septembre, l'agence onusienne avait également affirmé que les autorités irakiennes pensent pouvoir en accueillir 150.000 dans d'autres camps.

Le HCR disposera également à l'extérieur des camps du matériel d'urgence pour 300.000 personnes, et 25.000 tentes pour 150.000 personnes.

Avec AFP

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