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Le chef du Labour britannique met en garde contre un Brexit sans accord


Le chef de l'opposition travailliste britannique Jeremy Corbyn prenant part à l’émission 'Andrew Marr Show' de la BBC, à Londres le 15 janvier 2017

Le chef de l'opposition travailliste britannique Jeremy Corbyn a mis en garde vendredi contre l'absence d'accord commercial entre le Royaume-Uni et l'Union européenne à l'issue des négociations sur le Brexit.

"Nous devons être clairs: pas d'accord signifie un mauvais accord", a-t-il déclaré lors d'un discours consacré au Brexit à Londres. Cette formule constitue une réponse mot pour mot au discours de janvier de la Première ministre conservatrice Theresa May, qui avait affirmé qu'elle préférait "pas d'accord qu'un mauvais accord".

Mme May avait également annoncé à cette occasion la sortie du marché unique européen pour pouvoir reprendre le contrôle de l'immigration européenne.

"Près de la moitié de nos exportations vont en direction de l'Union européenne (...) Nous devons continuer à avoir un accès à ces marchés", pour soutenir l'emploi et garantir le niveau de vie des Britanniques, a réclamé M. Corbyn.

"Si la Première ministre échoue à réaliser ça, elle aura échoué sur le plan économique", a-t-il poursuivi, soulignant que s'il se pliait au résultat du référendum qui a vu les Britanniques voter pour sortir de l'UE, il voulait "protéger le pays contre le danger d'un Brexit brutal".

"Notre avenir ne doit pas être décidé par une petite clique de conservateurs fanatiques du libre marché, utilisant le Brexit pour imposer l'austérité, les privatisations et la dérégulation", a-t-il encore dit.

M. Corbyn s'en est aussi pris à la tentative selon lui du gouvernement d'utiliser les citoyens européens présents au Royaume-Uni comme "monnaie d'échange" dans la négociation qui s'annonce.

"Les droits des citoyens européens qui vivent et travaillent au Royaume-Uni doivent être garantis maintenant, sans condition, tout comme le droit des Britanniques d'être protégés à travers le reste de l'Union européenne", a-t-il dit.

Mme May a jusqu'ici refusé de garantir les droits des trois millions d'Européens vivant au Royaume-Uni, expliquant qu'elle attendait d'abord de recevoir des assurances similaires pour les Britanniques vivant dans l'UE.

Avec AFP

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