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Le cerveau présumé de l'attaque de l'université de Garissa tué à Mogadiscio


Les autorités somaliennes et les forces de sécurité en réunion après une attaque qui a permis de tuer le cerveau de l’attaque qui avait fait 148 morts en 2015 à l’université de Garissa, Somalie, 1e juin 2016. VOA/Ksimayo

Les autorités somaliennes et les forces de sécurité en réunion après une attaque qui a permis de tuer le cerveau de l’attaque qui avait fait 148 morts en 2015 à l’université de Garissa, Somalie, 1e juin 2016. VOA/Ksimayo

Le cerveau présumé de l'attaque qui avait fait 148 morts en 2015, était, selon les autorités somaliennes, un ancien professeur kényan d'une école coranique de Garissa. Il s’appelait Mohamed Mohamud, alias "Kuno". Il a été tué, la nuit de mardi à mercredi par des commandos somaliens et les forces spéciales du Jubaland" dans le sud-ouest de la Somalie, selon le ministre de la Sécurité de l'Etat somalien du Jubaland, Abdirashid Janan.

Le massacre de l'université de la ville de Garissa (nord-est du Kenya) le 2 avril 2015, dans lequel 142 étudiants avaient trouvé la mort, avait suscité l'émoi à travers le monde.

Le ministre de la Sécurité de l'Etat somalien du Jubaland, Abdirashid Janan s'exprimait depuis la ville côtière de Kismayo.

Abdullahi Haji Daud tué

Abdullahi Haji Daud, une autre figure importante du groupe Al-Shabaab, a également tué.

Le département d’état américain confirme sa mort, dans un communiqué.

Ce stratège militaire de haut rang d'al-Shabaab, connu sous le sobriquet de Dulyadeyn, a été visé par des frappes aériennes que des forces américaines ont menées le 27 mai dans le sud-centre de la Somalie, selon Peter Cook du département d’Etat américain.

Le département d’Etat estime que la disparition de ce commandant expérimenté va perturber les attaques que les Shabaab ont planifiées… et sauver de nombreuses vies innocentes.

Trois autres hauts commandants shebab présumés ont été tués dans cette opération, a affirmé Abdirashid Janan.

Le Kenya, qui considère Mohamed Mohamud comme le principal organisateur du massacre de Garissa, avait annoncé sa mort en juillet 2015 dans une attaque de drone américain en Somalie, avant de finalement se rétracter.

De son côté, le porte-parole de l'armée kényane, David Obonyo, a assuré à l'AFP ne pas pouvoir à ce stade confirmer la mort de Mohamed Mohamud, les "faits s'étant produits dans une zone qui n'est pas sous le contrôle" de l'armée kényane.

Mercredi, un nouvel attentat à la voiture piégée, revendiqué par les shebab, a frappé en fin d'après-midi l'hôtel Ambassador, dans le centre de la capitale somalienne, Mogadiscio, où logent plusieurs parlementaires.

L'explosion a fait au moins dix morts, dont deux députés somaliens, et une quarantaine de blessés, selon des sources médicales et sécuritaires.

Deux députés tués

Selon des sources sécuritaires et des témoins, les assaillants ont pénétré dans l'hôtel après l'explosion, qui a eu lieu vers 17H40 locales (14H40 GMT), et des coups de feu ont été entendus.

Des tirs sporadiques étaient toujours entendus dans l'hôtel mercredi soir, suggérant qu'un assaut des forces spéciales somaliennes contre les assaillants était toujours en cours.

Un témoin, Mohamed Elmi, a assuré à l'AFP avoir vu "sept corps, la plupart carbonisés". "J'étais à quelques mètres de l'hôtel quand l'explosion a eu lieu, elle était très forte", a-t-il raconté.

Plusieurs sources concordantes indiquent que les assaillants étaient au nombre de trois : l'un d'eux a été tué à l'extérieur de l'hôtel, les deux autres y ont pénétré.

Mercredi, le Pentagone a par ailleurs annoncé la mort probable, dans une frappe aérienne menée vendredi dans le centre de la Somalie, de Abdulallahi Haji Da'ud, un chef shebab ayant coordonné des attaques en Somalie, au Kenya et en Ouganda.

Les Etats-Unis mènent régulièrement des frappes aériennes contre les shebab, souvent avec des drones.

Ces extrémistes islamistes, affiliés au réseau terroriste Al-Qaïda, ont juré la perte du gouvernement central de Somalie, soutenu à bout de bras par la communauté internationale et défendu par l'Amisom, la force de l'Union africaine, forte de 22.000 hommes.

Cette dernière avait chassé les shebab de Mogadiscio en août 2011. Mais s'ils ont perdu l'essentiel de leurs bastions, les shebab contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent leurs opérations de guérilla et autres attentats-suicides, souvent jusque dans la capitale.

Ces derniers mois, ils ont multiplié des attaques meurtrières contre des restaurants et quelques-uns des hôtels les plus en vue de Mogadiscio. Ils se livrent aussi régulièrement à des attaques meurtrières dans les pays voisins

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