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Le Burundi au centre des consultations au Conseil de sécurité de l'ONU


Des soldats soulèvent un blessé présumé membre de la milice Imbonerakure attaqué par des manifestants opposés au troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, jeudi 7 mai 2015 à Bujumbura, Burundi.

Des soldats soulèvent un blessé présumé membre de la milice Imbonerakure attaqué par des manifestants opposés au troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, jeudi 7 mai 2015 à Bujumbura, Burundi.

Les pays membres du Conseil de sécurité ont entamé vendredi des consultations à huis clos à New York sur la crise au Burundi. Les diplomates ne s'attendaient pas à une déclaration formelle à l'issue de cette réunion.

La Russie a bloqué de précédentes tentatives du Conseil pour prendre position sur la controverse à propos d'un troisième mandat du président sortant Pierre Nkurunziza, arguant que le Conseil ne devait pas s'immiscer dans "les affaires constitutionnelles d'un Etat souverain", selon l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine.

Au cours de cette réunion demandée par la France, les ambassadeurs des 15 pays entendront un exposé de la situation fait par vidéoconférence par Saïd Djinnit, l'envoyé spécial de l'ONU sur place.

Pour l'ambassadeur français François Delattre, il est "très important d'illustrer le fait que le Conseil de sécurité est pleinement mobilisé pour soutenir les efforts de M. Djinnit et mettre fin à la violence, et pour créer les conditions d'un processus électoral juste, transparent et sans exclusive".

Le président burundais Pierre Nkurunziza a officiellement déposé vendredi sa candidature à un troisième mandat, malgré la protestation de la rue et la pression croissante de la communauté internationale.

Le Burundi, surtout sa capitale Bujumbura, est depuis le 26 avril le théâtre de manifestations émaillées de heurts parfois violents opposant les manifestants hostiles à un troisième mandat à la police et aux jeunes du parti présidentiel, et qui ont déjà fait 18 morts.

Avec AFP

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