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Le bilan de morts s'alourdit jour après jour suite aux intempéries qui ont frappé le Kenya


La Croix-Rouge kényane a dénombré plus de 60 personnes manquant à l'appel, faisant craindre un bilan définitif bien plus élevé. Nairobi, Kenya, le 30 avril 2016.

La Croix-Rouge kényane a dénombré plus de 60 personnes manquant à l'appel, faisant craindre un bilan définitif bien plus élevé. Nairobi, Kenya, le 30 avril 2016.

Au départ, seulement sept morts avait été annoncés. Puis 16. Maintenant, les autorités annoncent 21 personnes décédées suite à l'effondrement d'un immeuble à Nairobi.

Au moins 21 personnes ont péri dans l'effondrement d'un immeuble vendredi soir dans un quartier pauvre de Nairobi, selon un nouveau bilan communiqué lundi de source officielle.

"A l'heure actuelle, il y a 21 morts: quatre nouveaux cadavres ont été récupérés cette nuit et une personne a succombé à ses blessures à l'hôpital", a déclaré à la presse le responsable de l'unité gouvernementale de gestion des catastrophes, Pius Masai.

Un précédent bilan officiel faisait état dimanche de 16 morts.

La Croix-Rouge kényane a par ailleurs dénombré plus de 60 personnes manquant à l'appel, faisant craindre un bilan définitif bien plus élevé, mais on ignorait en l'état si elles se trouvaient à l'intérieur de l'immeuble au moment de son effondrement.

Le drame, causé par des pluies torrentielles et la mauvaise qualité de construction de l'édifice, s'est déroulé vendredi soir. L'immeuble, situé dans le quartier populaire de Huruma, dans le nord-est de Nairobi, s'est affaissé après avoir donné des signes avant-coureurs très inquiétants, notamment l'apparition de larges fissures.

Livré il y a deux ans, le bâtiment avait été construit près d'une rivière et avait été frappé d'un arrêté de démolition mais cette décision n'avait été ni respectée ni mise en application par les autorités.

Le propriétaire de l'immeuble s'est rendu dimanche à la police.

Samedi, alors qu'il visitait le site, le président kényan Uhuru Kenyatta avait ordonné à la police "d'agir immédiatement pour identifier et arrêter les propriétaires de l'immeuble qui n'ont pas tenu compte des directives de l'Autorité nationale de la construction".

Dans ce genre d'immeuble, chaque famille occupe bien souvent une seule pièce et partage avec les autres toilettes et sanitaires sur le couloir. L'immeuble comptait 198 pièces et une chambre y était louée environ 2.500 shillings kényans par mois (25 euros), ce qui le plaçait tout en bas de l'échelle immobilière à Nairobi.

Plusieurs bâtiments se sont effondrés ces dernières années dans la capitale et dans d'autres villes du Kenya, en pleine vague d'euphorie immobilière et de constructions tous azimuts. La qualité des matériaux ou la vitesse de construction sont régulièrement mises en cause, ainsi que la capacité de promoteurs peu scrupuleux à contourner la réglementation moyennant pots-de-vin.

Au total, au moins 28 personnes ont péri à Nairobi depuis vendredi à cause des averses torrentielles, les plus violentes depuis le début de la saison des pluies. Aux 21 personnes mortes dans l'immeuble écroulé s'ajoutent sept autres victimes vendredi dans plusieurs quartiers de la ville, emportées par les eaux ou tuées par l'effondrement d'un mur.

Avec AFP

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