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Lancement de la campagne “Bye bye Kabila” en dépit du déploiement des forces de l’ordre à Kinshasa

  • Eddy Isango

Les membres de la LUCHA marchent mains liées et bouche bandée lors d'une marche à Goma, RDC, 15 mrs 2016.

Les membres de la LUCHA marchent mains liées et bouche bandée lors d'une marche à Goma, RDC, 15 mrs 2016.

Les mouvements pro-démocratie accompagnés de la jeunesse de certains partis de l’opposition ont bravé la présence policière nombreuse à Kinshasa et lancé la campagne de sensibilisation pour le départ du pouvoir du président Joseph Kabila à la fin de son mandat, le 20 décembre 2016 comme le prévoit la Constitution congolaise.

Des cas d’arrestations et d’enlèvements ont été enregistrés dans les rangs des meneurs de cette campagne baptisée “Bye bye Kabila”, indiquent certains d’entre eux.

“Comme prévu, nous avons lancé la campagne pour dire au président de la République que son mandat prend fin le 19 décembre 2016 et qu’il doit quitter le pouvoir“, a déclaré aux journalistes Godefroy Mwanabwato de la Lucha (Lutte pour le changement).

M. Mwanabwato cite un preneur de vue de TV5 Monde parmi les personnes que la police a emmenées.

Il dénonce la “répression policière démesurée“ mais promet que la campagne se poursuivra et s’étendra à toutes les villes du pays.

Les organisateurs de cette campagne qui regroupe essentiellement les jeunes des mouvements pro-démocratie mais aussi des partis d’opposition, considèrent comme un mépris la réponse du gouvernement qui soutient avoir mis sur pieds un programme de prise en charge de la jeunesse durant les 15 années de pouvoir de Joseph Kabila.

"Nous ne sommes pas manipulés comme l’a dit le président Kabila dans son discours à la nation mais nous conscients de l’impérieuse nécessité et de la responsabilité de tout citoyen de faire respecter la Constitution », déclare Carbone Beni Wa Beya du mouvement Filimbi.

Le climat politique est de plus en plus tendu en RDC à la proche de la date du 19 décembre.

N’ayant pas été organisées avant cette date constitutionnelle, les élections sont repoussées à entre mars et octobre 2018 grâce à un accord signé par le pouvoir et une frange d’opposants.

La majorité de partis d’opposition et des forces vives du pays rejettent l’accord et exigent la démission de M. Kabila au 19 décembre.

Le président Kabila a, lui, nommé un Premier ministre issu de l’opposition mais désavoué par sa famille politique.

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