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Lancement de l'exercice militaire international Flintlock au Sénégal


Les forces spéciales nigérianes lors d’un exercice de sauvetage des otages au cours des entraînements militaires Flintlock à Mao, Tchad, 7 Mars 2015.

Les forces spéciales nigérianes lors d’un exercice de sauvetage des otages au cours des entraînements militaires Flintlock à Mao, Tchad, 7 Mars 2015.

L’exercice militaire annuel Flintlock, organisé par les Etats-Unis en Afrique avec une trentaine d'Etats, a été lancé lundi à la base aérienne de Thiès, à environ 70 km au nord-est de Dakar, au Sénégal.

"Il n'y a pas de place pour une idéologie de haine" dans ce pays, a déclaré l'ambassadeur américain au Sénégal, James Zumwalt, lors du lancement de l’exercice.

M. Zumwlat a rappelé le but de Flintlock qui "est de s'entraîner ensemble, en tant que force multinationale, pour améliorer la coopération et lutter contre le terrorisme et les idéologies violentes".

Cette année, près de 1.700 membres des forces spéciales d'une trentaine de pays d'Afrique, d'Amérique et d'Europe, dont la France et la Grande-Bretagne, sont engagés dans l'exercice, du 8 au 29 février, selon l'Africom, le commandement militaire des Etats-Unis pour l'Afrique, qui l'organise depuis 2005.

Des militaires du Burkina Faso, de Mauritanie, du Niger, du Nigeria, de France assistaient à la cérémonie, à laquelle participaient les autorités locales, le chef d'état-major des armées du Sénégal, le général Amadou Kane, le commandant des opérations spéciales américaines en Afrique, le général Donald Bolduc, a constaté un photographe de l'AFP.

Soulignant que le pays accueillait Flintlock pour la troisième fois, l'ambassadeur américain y a vu "un avertissement aux extrémistes violents selon lequel il n'y a pas de place pour une idéologie de haine au Sénégal".

Le Sénégal, jusqu'à présent épargné par les attaques djihadistes frappant les pays voisins, a renforcé la sécurité dans de nombreux lieux publics, comme les hôtels et les administrations, depuis l'attentat du 15 janvier à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, qui a fait 30 morts, en majorité étrangers, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Avec AFP

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