Liens d'accessibilité

L'Afrique mieux notée que le reste du monde par les instances de Bretton Woods


L'économiste en chef du FMI, Olivier Blanchard, s'est inquiété des incertitudes qui pèsent sur l'économie mondiale

L'économiste en chef du FMI, Olivier Blanchard, s'est inquiété des incertitudes qui pèsent sur l'économie mondiale

Réunions annuelles Banque Mondiale-Fonds monétaire international (FMI). A cette occasion, le groupe de la Banque mondiale affirme que le chômage des jeunes menace l’économie de l’Afrique Sub-Saharienne, alors même que ses vastes ressources naturelles continuent d’assurer son essor.

L'Afrique subsaharienne devrait enregistrer une croissance vigoureuse, de quelques 5,7 % en 2013, affirme le FMI dans sa dernière édition des perspectives économiques mondiales.

De son côté, la Banque mondiale chiffre la croissance de l’Afrique subsaharienne en 2012 à 4,8 %, et à plus de 5 % pour 2013. Selon la nouvelle édition d’Africa’s Pulse, une analyse bisannuelle par la Banque mondiale des perspectives économiques de l’Afrique, la plupart des pays de la région connaissent une forte expansion, à l'exception de l'Afrique du Sud, qui souffre de ses liens étroits avec l'Europe.

Quelques ombres à ce tableau, selon « Africa’s Pulse » : la détérioration des conditions de marché dans la zone euro, les récentes flambées des prix des denrées alimentaires et des céréales, les taux élevés de malnutrition, les crises chroniques et l’insécurité.

En ce qui concerne l’économie mondiale, le FMI a revu à la baisse son taux de croissance pour 2012. Il tombe de 3,5 % à 3,3 % et pour 2013, de 3,9 à 3,6 %. C’est dû au ralentissement dans les pays industrialisés, a précisé l’économiste en chef du FMI, Olivier Blanchard.

« La reprise de l’économie mondiale se poursuit, mais elle s’est ralentie encore plus. Dans les économies avancées, la croissance est maintenant trop basse pour faire fléchir le chômage de manière significative. Et dans les pays émergents, la croissance, qui était auparavant forte, s’est également ralentie » a déclaré M. Blanchard.

Attention, a averti l’économiste en chef du FMI, la situation pourrait empirer si Washington, Tokyo ou l’Europe ne prennent pas rapidement les mesures qui s’imposent pour gérer leurs problèmes politiques et financiers.
XS
SM
MD
LG