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L'affaire DSK rebondit


Dominique Strauss-Kahn avec sa femme, Anne Sinclair, quittant le tribunal de New-York le 6 juin 2011

Dominique Strauss-Kahn avec sa femme, Anne Sinclair, quittant le tribunal de New-York le 6 juin 2011

Les accusations contre Dominique Strauss-Kahn sont sur le point de s'effondrer, affirme le New York Times, juste avant une comparution inattendue ce vendredi de l'ancien patron du FMI devant la justice américaine.

Les enquêteurs auraient découvert des lacunes majeures dans la crédibilité de la plaignante, explique le quotidien américain.

Le New York Times précise que les enquêteurs ont la conviction que la femme de chambre a menti à plusieurs reprises depuis le début de l'affaire. Ils la soupçonnent même d'être liée à des activités criminelles comme le trafic de drogue et le blanchiment d'argent.

Plusieurs individus ont déposé, au cours des deux dernières années, de l'argent liquide, pour un total de 100.000 dollars, sur son compte en banque, rapporte le journal. Elle aurait aussi menti à propos de sa demande d'asile aux Etats-Unis, où elle vit depuis 2002.

Ce nouveau développement intervient alors que DSK comparaîtra tout à l'heure devant le tribunal pénal de Manhattan pour une audience surprise alors que le prochain rendez-vous judiciaire n'était pas attendu avant le 18 juillet.

L'ancien patron du FMI, qui plaide non-coupable, « pourrait être relâché » et « libéré de son assignation à résidence, car il est peu probable que des accusations graves se concrétisent contre lui », écrit le NYT.

Selon le quotidien américain, qui cite des enquêteurs, il ne fait pas de doute qu'une relation sexuelle a bien eu lieu entre l'ancien directeur général du Fonds monétaire international et la femme de chambre de l'hôtel Sofitel à Manhattan.

Mais « les procureurs ne croient pas grand chose de ce que l'accusatrice a dit à propos des faits, ni à propos d'elle-même », selon le journal.

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