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La violence diminuait jeudi à Bangui


Un blessé à Bangui

Un blessé à Bangui

La tension restait vive ce jeudi à Bangui au lendemain d'une journée de violences marquée par la mort de dizaines de personnes, dont six soldats tchadiens de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et par des affrontements sporadiques dans plusieurs quartiers de la capitale centrafricaine, qui se sont poursuivis dans la nuit jusqu’à la mi-journée au moins jeudi.


Mercredi, des soldats tchadiens ont été attaqués par des milices présumées « anti-balaka » dans le quartier de Gobongo, près de l'aéroport, a dit à l’agence Reuters un porte-parole de la MISCA, Eloi Yao. Cinq soldats sont morts sur le coup et un sixième a succombé à ses blessures jeudi matin, a-t-il ajouté.

Jeudi, la Croix-Rouge recueillait les dépouilles et facilitait le transfert de blessés vers les centres hospitaliers qui fonctionnent encore. Impossible de faire plus, car des incidents sporadiques étaient toujours signalés, selon M. Georgios Georgantas du Comité International de la Croix Rouge (CICR) à Bangui. Une accalmie relative est survenue dans l’après-midi, mais l’insécurité régnait toujours dans la capitale centrafricaine, dont les grandes artères restent patrouillées par les forces étrangères.

« La situation sécuritaire dans la ville ne nous permet pas de faire tout ce que nous souhaiterions faire », a-t-il dit à la Voix de l’Amérique (VOA). « On essaie de mettre l’accent sur les opérations les plus urgentes, notamment l’évacuation des blessés, et la récupération des corps », a-t-il poursuivi.

Quelque 4.000 soldats de la MISCA sont déployés en Centrafrique aux côtés des 1.600 soldats français de la force Sangaris, pour tenter de rétablir la sécurité. M. Georgantas a rappelé que si la Croix-Rouge ne demande aucune protection spéciale, elle attend de toutes les parties armées qu’elles respectent son emblème et facilitent sa mission humanitaire. Il nous faut accès à tous les quartiers, a dit M. Georgantas. « Nous faisons un travail humanitaire, purement, avec aucune implication politique, et qu’ils nous laissent faire ce que nous essayons de faire pour la population ».

La Croix-Rouge est neutre à 100%. « Nous travaillons dans tous les quartiers, avec tous les groupes ethniques, tous les groupes religieux si vous voulez, et quand on nous signale un problème humanitaire, on ne se pose même pas la question de savoir qui est en détresse » rappelle le porte-parole du CICR à Bangui.
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