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La vague anti-Trump continue de grandir dans les rangs républicains


William Ruckelshaus, le premier directeur de l'institut de l'environnement américain, pose dans son bureau à Seattle le 13 avril 2009.

William Ruckelshaus, le premier directeur de l'institut de l'environnement américain, pose dans son bureau à Seattle le 13 avril 2009.

De nouveaux élus républicains ont annoncé qu'ils ne voteraient pas pour Donald Trump, le candidat de leur parti à l'élection présidentielle de novembre, avertissant que sa virulence et son manque d'expérience politique mettraient le pays en danger.

Les nouveaux dissidents qui apportent leur soutien à la démocrate Hillary Clinton sont des anciens administrateurs de l'Agence de protection de l'environnement. Ils ont sérieusement taclé Donald Trump, qui "a montré une profonde ignorance de la science" et a présenté le changement climatique comme une blague.

William Ruckelshaus, qui a servi sous les présidents Richard Nixon et Ronald Reagan, et William Reilly, qui a travaillé avec George H.W. Bush, estiment que faire marche arrière vis à vis d'initiatives environnementales sur le climat "renverrait le monde des décennies en arrière".

"Nous, républicains, devrions être choqués, en colère même, à l'idée de voir tous ces progrès répudiés par Donald Trump", écrivent-ils dans un communiqué diffusé par l'équipe de campagne de Mme Clinton.

S'il est élu, le milliardaire a promis d'annuler le plan climat de Barack Obama et de retirer les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat. Il voudrait relancer le charbon et l'extraction d'hydrocarbures offshore.

L'annonce de MM. Ruckelshaus et Reilly intervient au lendemain d'une lettre ouverte signée lundi par 50 républicains ayant exercé d'importantes fonctions dans l'appareil américain de sécurité nationale, ceux-ci dénonçant l'ignorance et l'incompétence de Donald Trump qui serait, selon eux, "le président le plus dangereux de l'histoire américaine".

L'influente sénatrice Susan Collins est allée dans le même sens mardi, affirmant que le candidat républicain "ne mérite" pas la Maison Blanche et qu'elle ne le soutiendra pas.

"Je suis consternée par son flot constant de déclarations cruelles et son inaptitude à admettre ses erreurs ou à s'excuser", écrit ainsi Mme Collins dans une tribune dans le Washington Post.

Après une convention républicaine difficile et plusieurs polémiques ces dernières semaines, Donald Trump est à la traîne dans les sondages, qui donnent une confortable avance de 7 à 9 points à Hillary Clinton pour l'élection du 8 novembre.

Avec AFP

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