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La Turquie dément avoir tiré sur des civils syriens


Un enfant syrien dans le camp pour réfugiés près de la ville turque de Kilis, Turquie, le 17 mars 2016.

Un enfant syrien dans le camp pour réfugiés près de la ville turque de Kilis, Turquie, le 17 mars 2016.

L'organisation Human Rights Watch avait accusé les gardes-frontières turcs d'abattre des migrants syriens, ce que la Turquie dément.

La Turquie a démenti dimanche que ses gardes-frontières aient tiré sur des civils syriens qui s'approchaient de la frontière en fuyant les combats entre l'Etat islamique (EI) et des groupes rebelles, comme l'a affirmé l'organisation Human Rights Watch.

Le ministère turc des Affaires étrangères a assuré que les accusations de HRW n'avaient "rien à voir avec la réalité". Le ministère a souligné à cette occasion que la Turquie abritait près de trois millions de réfugiés syriens ayant fui la guerre civile dans leur pays.

Des milliers de Syriens ont été déplacés en raison des "attaques de Daech", a poursuivi le ministère, utilisant l'acronyme arabe pour désigner l'EI. "Les organisations d'aide de notre pays prennent les mesures nécessaires des deux côtés de la frontière pour aider les Syriens", a-t-il ajouté.

Vendredi, HRW avait accusé les gardes-frontières turcs de tirer sur des déplacés.

"Alors que les civils fuient les combattants de l'EI, la Turquie répond par des tirs à balles réelles au lieu de ressentir de la compassion", avait déploré Gerry Simpson, chercheur à HRW.

Selon l'organisation, au moins 30.000 personnes ont fui les combats opposant les jihadistes aux rebelles dans le nord de la Syrie en deux jours. L'ONG a appelé la Turquie à ouvrir sa frontière à ces déplacés.

HRW a souligné que de nombreuses personnes parmi celles qui fuyaient les combats étaient déjà installées dans des camps de tentes établis le long de la frontière, et se dirigeaient désormais vers d'autres camps ou localités proches, même si le danger y était aussi présent.

Avec AFP

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