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Possible transition politique entre Damas et l’opposition selon Kerry


John Kerry, secrétaire d'Etat américain, à droite, à côté du président français François Hollande

John Kerry, secrétaire d'Etat américain, à droite, à côté du président français François Hollande

Le secrétaire d'Etat américain a évoqué, depuis Paris où il est arrivé dans le cadre d’une visite après les attaques jihadistes de fin de semaine, la possibilité d'une "grande transition" en Syrie.

Ladite transition pourrait se mettre en branle dans la foulée du compromis international conclu à Vienne.

"Nous sommes à des semaines, en théorie, de la possibilité d'une grande transition en Syrie" et "nous allons maintenir la pression sur ce processus (...) Nous ne parlons pas de mois, nous parlons de semaines, espérons-le", a déclaré M. Kerry à quelques journalistes voyageant avec lui dans la capitale française, quatre jours après les attentats de Paris.

"Maintenant, tout ce dont nous avons besoin, c'est le début d'un processus politique et que le cessez-le-feu soit instauré. C'est un pas gigantesque", a ajouté M. Kerry, en allusion au texte de Vienne qui prévoit une réunion entre le régime syrien du président Bachar al-Assad et des membres de l'opposition syrienne d'ici au 1er janvier 2016.

Un éventuel cessez-le-feu, des élections et une nouvelle Constitution sont également prévus par le compromis de Vienne signé samedi par une vingtaine de puissances, dont la Russie, les Etats-Unis, l'Iran, les pays arabes et européens.

M. Kerry s'est félicité que "l'Iran et la Russie soient à la table" des négociations, "c'est unique depuis quatre ans et demi" d'une guerre en Syrie qui a fait au moins 250.000 morts et des millions de réfugiés et déplacés.

Il a également plaidé pour que l'Arabie saoudite, qui soutient des groupes d'opposition syriens, les réunisse très prochainement sous les auspices de l'ONU, pour qu'ils puissent ensuite rencontrer des représentants du gouvernement syrien.

La réunion de Vienne, qui a dopé les espoirs d'un règlement politique en Syrie, a toutefois achoppé une nouvelle fois sur le sort du président Assad. Les Européens, Arabes et Américains souhaitent qu'il quitte le pouvoir. Les Russes et les Iraniens continuent de soutenir leur allié.

Avec AFP

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