Liens d'accessibilité

Le Bénin vibre à sa façon aux couleurs de la saint Valentin. Fête de l'amour ou du cadeau forcé, beaucoup, surtout au sein de la gent masculine, désapprouvent cette fête qui aurait perdu de son éclat.

Boutiques ornées de fleurs par ci, restaurants proposant des buffets fastidieux par là, avec à la clé des propositions de cadeaux pour agrémenter ce jour de fête.

L'ambiance est bonne pour faire chavirer n'importe quel cœur, même le plus froid.

"Mais voilà, ils sont nombreux à penser que la fête du 14 février a perdu de son charme pour devenir une fête purement commerciale pendant laquelle certains se tuent pour offrir des cadeaux hors de prix pour des intentions inavouées", estime Pascal Okri Tossou, professeur de lettres et écrivain.

Fiacre d'Almeida est un commerçant. Il déplore ce mercantilisme avancé qui fait que les femmes exigent même un cadeau le jour de la saint Valentin. Pour lui, personne ne doit le forcer à donner quoi que ce soit au nom de l'amour. Il parle de la banalisation de la fête de l'amour.

Quant à Mathieu, qui subit les affres du chômage depuis quelques temps, pas question de s'endetter pour offrir un cadeau hors de prix au nom de l'amour.

Le sociologue Moulero Amouzouvi reconnait la pertinence de la fête mais déplore sa théâtralisation au Bénin et pointe d'un doigt accusateur les commerçants qui s'en tirent à bon compte.

Quel intérêt à offrir un cadeau hors de prix à quelqu'un qu'on ne verra peut-être plus jamais? Les avis restent toujours partagés au Bénin sur cette fête qui, selon certains, reste une occasion de débauche, de libertinage et le plus décrié, la Saint Valentin serait une fête commerciale et rien d'autres.

Reportage de Ginette Fleure Adandé à Cotonou

XS
SM
MD
LG