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La Russie se ressent des nouvelles sanctions européennes et américaines


Les sanctions visent notamment le président russe Vladimir Poutine

Les sanctions visent notamment le président russe Vladimir Poutine

L’administration Obama a annoncé mercredi soir une série de mesures « qui affecteront les entreprises dans tous les secteurs clés de l'économie russe », y compris « les services financiers, l'énergie, et les secteurs de la défense ». Par ailleurs, a-t-elle ajouté, des sanctions accrues cibleront « un ensemble de hauts fonctionnaires russes » en Crimée.

Les États-Unis ont ainsi rejoint l’Union Européenne (EU), qui a elle aussi durci mercredi ses sanctions contre la Russie pour son implication dans la crise en Ukraine.

L’administration Obama a ajouté à sa liste noire Rosneft, Novatek, la banque du géant gazier russe Gazprom, Gazprombank, et la banque publique russe VEB. L’impact de ces nouvelles sanctions ne s’est pas fait attendre. Jeudi, la bourse de Moscou a chuté, ainsi que les actions du géant pétrolier Rosneft et du groupe gazier Novatek.

La Maison-Blanche a également tenu à rappeler mercredi que le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, en vertu du décret exécutif 13662 signé par le président Barack Obama le 20 mars 2014, a déjà appliqué des sanctions contre des entités des secteur financier et de l'énergie de la Russie.

Ensuite, une série d'interdictions a frappé deux grandes banques russes et deux grandes entreprises énergétiques russes.

Le ministère russe des Affaires étrangères a réagi à ces sanctions avec colère: « Nous n'avons pas l'intention de tolérer le chantage et nous nous réservons le droit de prendre des mesures de rétorsion » contre les Etats-Unis, a-t-il dit.

Le gouvernement russe a dénoncé ce qu'il a qualifié de vengeance primitive pour les événements en Ukraine et a promis ... de se venger.

Le président Vladimir Poutine a déclaré que les sanctions américaines impacteraient les géants américains de l'énergie, et il a averti que les sanctions infligeraient « des dégâts très graves » aux relations américano-russes - déjà fort compromises.

Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a insisté sur le fait que ces sanctions ne « mettraient personne à genoux », mais évoquaient un retour à la Guerre Froide des années 1980. La Russie « devra faire plus attention à ses dépenses militaires et de sécurité », a-t-il commenté.

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