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La publication du rapport visant Zuma reportée


Le président sud-africain Jacob Zuma

Le président sud-africain Jacob Zuma

La médiatrice de la République sud-africaine ne dévoilera pas vendredi, comme il était prévu, la partie de son rapport annuel concernant les pratiques controversées du président Jacob Zuma à la tête du pays, a affirmé son avocat devant un tribunal.

M. Zuma a saisi jeudi la justice pour empêcher la publication de ce document potentiellement explosif sur la famille d'hommes d'affaires Gupta, soupçonnée d'avoir imposée au chef de l'Etat la nomination de ministres ou de chefs d'entreprises publiques.

Outre celle du président, qui doit être examinée mardi, la justice a été saisie vendredi de plusieurs autres requêtes destinées à empêcher ou au contraire imposer la publication du rapport.

"Notre client a pris la décision d'exercer son droit à ne pas publier le rapport (aujourd'hui)", a déclaré un de ses conseils devant un tribunal de Pretoria saisi d'un de ces dossiers.

Les accusations visant les Gupta, dont l'empire s'étend du secteur minier aux médias en passant par l'immobilier et l'ingénierie, empoisonnent depuis des mois M. Zuma.

S'il reconnaît être proche de la famille, le chef de l'Etat a toujours nié son influence dans ses décisions politiques.

La médiatrice de la République, qui a interrogé M. Zuma la semaine dernière, doit quitter officiellement ses fonctions samedi au terme d'un mandat de sept ans.

Au terme d'une longue bataille juridique, elle a obtenu que le président Zuma rembourse une partie de l'argent public utilisé pour rénover sa propriété privée pour des travaux considérés comme relevant de son confort personnel.

Elu en 2009, le chef de l'Etat traverse une mauvaise passe marquée par plusieurs scandales de corruption qui suscitent des critiques au sein même de son Congrès national africain (ANC), au pouvoir depuis la fin de l'apartheid en 1994.

Le deuxième et ultime mandat de M. Zuma expire en 2019.

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