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La présidentielle de 2020 déjà dans le viseur des partis en Côte d'Ivoire

  • VOA Afrique

Le PDCI en ordre de bataille pour 2020, à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le 21 avril 2017. (VOA/Georges Ibrahim Tounkara)

En Côte d’Ivoire, c’est en 2020 que prend fin le second et dernier mandat du président Alassane Ouattara. A trois ans de cette échéance, le débat sur la succession du président ivoirien est ouvert depuis quelques mois au sein du RHDP, la coalition au pouvoir.

L'échéance de 2020 est déjà dans tous les esprits. Pas un jour ne passe sans que des cadres du PDCI, le parti démocratique de Côte d’Ivoire ou du RDR, le Rassemblement des républicains, le parti d’Alassane Ouattara n’épiloguent dans la presse sur la succession de l’actuel chef de l’Etat.

Bien qu’alliées au sein de la coalition au pouvoir, chacune de ces formations voudrait que le futur président soit issu de ses rangs. Au PDCI on met en avant l’appel de Daoukro.

L'appel avait été lancé en 2014 par Henri Konan Bédié qui appelait à soutenir la candidature d’Alassane Ouattara à la présidentielle de 2015. En contrepartie le PDCI avait plaidé pour une alternance à son profit en 2020.

Cissé Ibrahim Bacongo croit toujours en l'alliance RHDP, à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le 24 avril 2017. (VOA/Georges Ibrahim Tounkara)
Cissé Ibrahim Bacongo croit toujours en l'alliance RHDP, à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le 24 avril 2017. (VOA/Georges Ibrahim Tounkara)

Cissé Ibrahim Bacongo, ancien ministre et cadre du RDR, explique que "le PDCI veut être à la tête et c'est normal".

Pour l’analyste politique André Silvère Konan, aucun acte formel n’existe entre les deux partis politiques en vue d’une alternance en 2020.

"Le deal s'est passé entre deux personnes : Ouattara et Bédié", rappelle-t-il.

La question pourrait cependant être tranchée dans le cadre du parti unifié que les deux formations entendent mettre sur pied.

"Nous avons terminé l'écriture du texte, et déposé depuis septembre 2016, maintenant c'est un travail de sensibilisation sur le terrain", souligne Cissé Ibrahim Bacongo qui croit toujours en l'alliance RHDP.

André Silvère Konan lui ne croit pas en la création de ce parti unifié.

Au PDCI, on ne veut plus de débat sur la place publique. Le Parti a annoncé que son candidat à la présidentielle de 2020 serait investi l’an prochain.

Quant au président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, à qui l’on prête une ambition présidentielle, il juge indécent et inopportun ce débat sur la succession du président Ouattara.

Georges Ibrahim Tounkara, correspondant à Abidjan

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