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La position américaine vis-à-vis du Sud-Sudan


Scènes de liesse à Juba

Scènes de liesse à Juba

Les cérémonies marquant l’indépendance du Sud-Soudan sont un événement historique, mais également un moment fragile, estime l’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, Susan Rice, qui dirige une délégation de haut niveau aux festivités de Juba.

Les propos de Mme Rice reflètent la prudence de l’administration Obama par rapport à l’indépendance du Sud-Soudan, qui intervient alors que des dispositions-clé de l’Accord de paix global de 2005 entre le Nord et le Sud-Soudan ne sont pas mises en œuvre. La délégation américaine comprend notamment l’ancien secrétaire d’Etat Colin Powell, un des principaux négociateurs de l’accord soudanais, le secrétaire d’Etat –adjoint américain chargé de l’Afrique, Johnnie Carson, et l’émissaire américain pour le Soudan, Princeton Lyman.

Susan Rice a cité, parmi les problèmes non résolus, le statut d’Abyei, la question de la citoyenneté, ainsi que le partage des revenus pétroliers.

« Nous pensons que les parties ont besoin de résoudre ces questions. Entre temps, il est essentiel qu’elles coopèrent sur des questions comme le pétrole et la citoyenneté pour éviter un choc économique majeur ou des troubles sociaux. Laisser trainer des questions comme le statut d’Abyei sans solution pourrait rapidement déstabiliser les relations futures entre les deux Etats », a souligné Mme Rice.

L’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU s’est lamenté au sujet de l’insistance du gouvernement de Khartoum que les Casques bleus quittent la région trouble du Sud-Kordofan, l’Etat du Nil bleu et d’autres zones frontalières à la date du 9 juillet. Prolonger la présence des soldats onusiens est essentiel aux efforts de cessez-le-feu et à la protection des civils, a dit Susan Rice.

L’ambassadeur Rice et le secrétaire d’Etat –adjoint américain chargé de l’Afrique, Johnnie Carson, ont rejeté l’idée selon laquelle les Etats-Unis privilégieraient le nouvel Etat sud-Soudanais. La feuille de route pour une amélioration des relations avec Khartoum reste sur la table, la condition étant que Khartoum applique intégralement l’accord de paix de 2005, ont-ils fait savoir.

« Le succès économique et politique à long terme du Sud dépend de relations fortes, stables et d’un partenaire économiquement viable au nord. Et la viabilité à long terme du gouvernement de Khartoum dépend de la présence au sud d’un partenaire politique stable et économiquement prospère », a expliqué Johnnie Carson.

Selon l’administrateur-adjoint de l’agence américaine pour le développement international, l’USAID, les Etats-Unis accueilleront en septembre une conférence pour promouvoir les investissements au Sud-Soudan.

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