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La police turque arrête un suspect en lien avec l’attentat de Daech à Istanbul


Un travailleur de la municipalité nettoie la chaussée sur le site de l'explosion de mardi dans le quartier historique de Sultanahmet à Istanbul, le 13 janvier 2016.

Un travailleur de la municipalité nettoie la chaussée sur le site de l'explosion de mardi dans le quartier historique de Sultanahmet à Istanbul, le 13 janvier 2016.

Le suspect arrêté est, selon la police, lié à l’attentat-suicide au cours duquel au moins dix ressortissants allemands ont été tués à Istanbul.

Dix Allemands sont morts dans l'attentat d'Istanbul, a indiqué mercredi le ministère allemand des Affaires étrangères, sans préciser si le bilan total de dix morts était revu ou non à la hausse.

"C'est une nouvelle triste, il y a 10 morts parmi les Allemands", a dit une porte-parole du ministère, Sawsan Chebli, alors qu'un précédent bilan faisait état de huit Allemands tués et de deux autres morts.

Trois mois après celle qui a fait 103 morts à la gare d'Ankara, cette nouvelle attaque a été perpétrée, selon les autorités, par un Syrien âgé de 28 ans, entré sur le sol turc il y a quelques jours depuis la Syrie et présenté comme un membre de l'EI.

"Une personne a été placée en détention mardi soir après cette attaque", a annoncé mercredi devant la presse le ministre turc de l'Intérieur Efkan Ala, sans livrer de précisions sur son rôle ou son identité.

L'attaque a fait 10 morts, dont au moins huit Allemands, et 17 blessés, selon M. Ala. Onze étaient toujours hospitalisés mercredi, dont deux Alemands dans un état jugé sérieux.

"L'enquête se poursuit méticuleusement", s'est-il borné à ajouter à l'issue d'un entretien à Istanbul avec son homologue allemand Thomas de Maizière.

Celui-ci a précisé qu'il n'existait pour l'heure "aucune indication" suggérant que l'Allemagne était spécifiquement visée par le kamikaze. "Je ne vois aucune raison de renoncer à des voyages en Turquie", a-t-il ajouté.

Dans la foulée de l'attentat, la police turque a poursuivi mercredi ses descentes dans les milieux jihadistes, apparemment sans lien immédiat avec les événements d'Istanbul, en arrêtant mercredi neuf personnes, dont trois ressortissants russes, à Antalya (sud) et Mersin (sud), selon l'agence de presse Dogan.

Dans la seule journée de mardi, 65 partisans présumés de l'EI avaient été arrêtés à Ankara, Izmir (ouest), Kilis, Adana et Mersin (sud), ainsi qu'à Sanliurfa (sud-est).

Longtemps soupçonné de complaisance envers les rebelles radicaux syriens, le régime islamo-conservateur turc a rejoint l'été dernier la coalition internationale antijihadiste, pilonnant l'EI en Syrie. Depuis l'automne, il a multiplié les arrestations de membres présumés de l'EI, affirmant avoir déjoué plusieurs projets d'attentats.

Selon les médias turcs, l'auteur de l'attaque d'Istanbul s'appelait Nabil Faldi, né en Arabie saoudite, et était entré en Turquie le 5 janvier en tant que réfugié.

C'est grâce à ses empreintes digitales enregistrées par les services d'immigration qu'il a pu être rapidement identifié, a précisé la presse turque. Le ministre de l'Intérieur turc a souligné mercredi qu'il ne figurait sur aucune liste de suspects.

Avec AFP

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