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Japon : la police réagit au schisme affectant le plus grand syndicat du crime du pays


Un policier japonais en patrouille à Tokyo (archives)

Un policier japonais en patrouille à Tokyo (archives)

Une douzaine d'incidents perçus comme des règlements de comptes ont été signalés à travers le pays ces derniers jours.

La police japonaise a créé lundi une unité spéciale pour faire face à ce qu'elle décrit comme une véritable "guerre" de clans consécutive au schisme intervenu dans le plus grand syndicat du crime du pays, ont rapporté l'agence de presse Jiji et la chaîne publique NHK.

Un porte-parole de l'Agence de la police nationale n'a pas souhaité confirmer ces informations de presse diffusées au moment où les policiers enquêtent sur une série de violences entre deux groupes de la pègre de l'archipel.

La police mène notamment des investigations sur des coups de feu visant un groupe né de la scission du clan Yamaguchi, à Mito, au nord-est de Tokyo.

Deux balles, tirées de l'extérieur, ont été trouvées à l'intérieur du bureau, tandis que les marques de trois autres sont apparues sur le mur, a indiqué un porte-parole de la police. Personne n'a été blessé.

Le Japon a une législation très stricte sur la possession d'armes à feu et la plupart des faits impliquant ce genre de matériel relève du grand banditisme.

L'incident de Mito est intervenu après que la police eut arrêté samedi un gangster de 40 ans. Il est soupçonné d'avoir foncé sur un véhicule garé devant les locaux du groupe dissident du clan Yamaguchi.

"Nous pensons que les deux cas s'inscrivent dans le cadre des récents conflits entre le clan Yamaguchi et le groupe dissident", a déclaré un porte-parole du département de police de Mito. "Nous renforçons la sécurité et suivons les développements de près", le porte-parole à l'AFP.

Bien connu des forces de l'ordre, ce syndicat du crime est en proie à une guerre intestine depuis l'année dernière, après la défection de plusieurs dirigeants de haut niveau qui ont formé leur propre groupe appelé clan Kobe Yamaguchi.

Une douzaine d'incidents perçus comme des règlements de comptes ont été signalés à travers le pays ces derniers jours.

Le clan Yamaguchi totaliserait quelque 23.000 membres et associés, sur environ 60.000 yakuzas pour l'ensemble des groupes recensés au Japon.

Tout comme leurs cousins italiens (la mafia) ou chinois (les triades), les yakuzas vivent notamment du jeu, de la drogue et de la prostitution, mais ils se sont aussi immiscés au fil des années dans de nombreux secteurs d'activité (BTP, recyclage, recrutement de personnel, etc.) où ils perturbent les règles et rackettent des sociétés.

L'existence de ces clans en tant que tels est autorisée, bien qu'une partie de leurs activités soit interdite.

Avec AFP

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