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La police égyptienne dit avoir décimé un gang de kidnappeurs


Des policiers montent la garde sur la place Tahrir, dans le quartier Haram du Caire, en Egypte, le 25 janvier 2016.

Des policiers montent la garde sur la place Tahrir, dans le quartier Haram du Caire, en Egypte, le 25 janvier 2016.

Le ministère égyptien de l'Intérieur a affirmé que les policiers ont tué au Caire tous les membres d'un gang criminel qui enlevait des étrangers en se faisant passer pour des policiers.

La dernière personne enlevée en date en Egypte est un étudiant italien, Giulio Regeni, qui avait disparu le 25 janvier dernier en plein cœur du Caire. Son corps avait été retrouvé 9 jours plus tard dans un fossé en bordure d'autoroute dans la banlieue de la capitale, mutilé et portant les stigmates de nombreux actes de tortures.

"Les forces de sécurité ont réussi jeudi à repérer, dans le quartier du Nouveau Caire, un gang qui s'était spécialisé dans l'enlèvement d'étrangers pour les voler, en se faisant passer pour des officiers de police", indique le ministère de l'Intérieur dans un communiqué sur son compte Facebook.

"Lors de l'intervention, il y a eu un échange de tirs avec les forces de la police, et les éléments du groupe ont tous été tués", poursuit le texte, qui ne livre aucun détail supplémentaire ni n'évoque le cas de Giulio Regeni.

Depuis que son corps a été retrouvé le 3 février, la presse italienne et les milieux diplomatiques occidentaux en Egypte soupçonnent ouvertement ou en aparté des membres des services de sécurité de l'avoir enlevé et torturé à mort.

Ce que le gouvernement égyptien dément, promettant à Rome une "enquête transparente" et "toute la vérité" sur la mort de ce doctorant de 28 ans de l'université britannique de Cambridge, qui effectuait un mémoire sur les syndicats ouvriers en Egypte.

Certains services de la police ou du renseignement sont régulièrement accusés par des organisations de défense des droits humains de disparitions forcées, de détentions illégales d'opposants égyptiens, voire d'actes de torture et d'assassinat. Le président Abdel Fattah al-Sissi a récemment mis en garde les policiers qui recourraient à ce type d'exactions et certains font l'objet de procès.

Fin février, le ministère de l'Intérieur avait indiqué que "toutes les pistes" étaient possibles, y compris celle du crime de droit commun, pour l'assassinat du jeune étudiant italien.

Le Parlement européen a réclamé le 10 mars la "vérité" sur ce meurtre et exhorté les autorités égyptiennes à coopérer avec l'Italie dans l'enquête, exigeant dans une résolution que "tous les efforts soient faits pour traduire les auteurs du crime devant la justice".

Avec AFP

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