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La piste d'un déséquilibré privilégiée après une attaque au couteau à Munich


La police enquête sur le lieu d'une attaque au couteau à la station de Grafing, près de Munich, en Allemagne, 10 mai 2016.

La police enquête sur le lieu d'une attaque au couteau à la station de Grafing, près de Munich, en Allemagne, 10 mai 2016.

La police décrit l'agresseur comme un Allemand souffrant de problèmes psychologiques, au chômage et vivant de l'aide social depuis deux ans. Aucun autre complice ni aucun lien à un réseau islamiste, n’ont pu être déterminés jusque-là.

Les autorités allemandes privilégient la piste de l'acte d'un déséquilibré après une agression mardi matin au couteau qui a fait un mort et trois blessés dans le sud du pays, le mobile islamiste, un temps évoqué, paraissant écarté.

L'agresseur serait un Allemand de 27 ans souffrant de problèmes psychologiques, au chômage et vivant de l'aide social depuis deux ans, selon la police.

"Nous n'avons jusqu'ici aucune indication qu'il puisse y avoir un complice. Nous n'avons aucune indication qu'il ait pu appartenir à un réseau islamiste", a indiqué Petra Sandles, de la police judiciaire de Bavière lors d'une conférence de presse convoquée après les faits survenus dans la localité de Grafing, près de Munich.

Selon la police, l'homme a reconnu avoir crié "Dieu est grand" en arabe (Allah akbar) et "Vous, les mécréants, vous devez mourir" lors des agressions. Mais il "a donné lors de l'interrogatoire une impression de confusion", a-t-elle souligné.

"Tout cela ne colle pas vraiment et il y a des interrogations sur l'accessibilité à une sanction pénale (du suspect)", a indiqué Ken Heidenreich du parquet de Munich, en ajoutant que ses services devraient désormais décider de demander "un mandat de dépôt ou un internement dans un hôpital psychiatrique".

La police a indiqué n'avoir aucune indication sur une radicalisation islamiste récente de l'individu. Aucun document en ce sens n'a été retrouvé sur lui, dans son téléphone ou son ordinateur.

Ses cibles, quatre hommes dans et aux abords de la gare de Grafing, ont par ailleurs été choisies "au hasard", selon Petra Sandles.

"C'est un psychopathe complètement givré", a lâché un inspecteur sous couvert de l'anonymat, interrogé par l'AFP.

Le parquet local a, un temps, donné corps à l'éventualité d'une piste terroriste en mettant en avant dans la matinée une possible motivation islamiste de l'agresseur, avant de revenir dessus dans l'après-midi après les premiers interrogatoires du suspect.

Les autorités locales ont alors évoqué des "problèmes psychiques et de drogues" du suspect, arrêté sur les lieux de l'agression.

L'assaillant s'était déjà fait remarquer de la police quelques jours plus tôt par son comportement étrange dans une autre région d'Allemagne. Il avait été vu à cette occasion par un psychiatre, selon les enquêteurs.

Le suspect a agressé à l'aube vers 05H00 (03H00 GMT) quatre hommes, le premier dans un train, le second sur le quai de la gare de S-Bahn (train interurbains) de Grafing, puis les deux derniers à l'extérieur de cette station, selon la police.

Un homme de 56 ans est décédé de ses blessures. Les blessés sont âgés de 58, 43 et 55 ans.

"Que cela arrive ici, c'est totalement incroyable (...) nous sommes une petite ville paisible bavaroise de la région de Munich", a dit à l'agence DPA la maire de la bourgade de 13.000 habitants, Angelika Obermayr.

Cette agression spectaculaire intervient après que des attaques au couteau et aux motivations islamistes ont choqué l'Allemagne ces derniers mois.

Avec AFP

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