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Ebola: la peur gagne l'Afrique de l'Ouest


Un enterrement d'une victime du virus à Ebola en Sierra Leone (Reuters)

Un enterrement d'une victime du virus à Ebola en Sierra Leone (Reuters)

La fièvre hémorragique à virus Ebola sème la terreur en Afrique de l'Ouest, où la présidente du Libéria a appelé à 3 jours de prière tandis que le Nigéria confirmait cinq nouveaux cas et un second décès dû à la maladie.

Les nouveaux cas signalés au Nigeria font craindre que le virus soit en train de se propager dans le pays le plus peuplé de la région, qui compte 174 millions d'habitants. Jusqu'à présent, l’épidémie, qui a fait plus de 900 morts, ne frappait que le Libéria, le Sierra Leone et la Guinée.

Entre-temps, deux Américains qui ont contracté la maladie alors qu'ils travaillaient au Libéria semblent avoir réagi à un traitement expérimental, qui n’avait jamais été mis à l’essai sur l’être humain. Ils ont tous deux été rapatriés aux États-Unis.

« Dieu nous aide », a déclaré mardi soir la présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf. Elle a appelé « tous les Libériens à observer trois jours de jeûne national et de prières pour voir le visage de Dieu, qu’il ait pitié de nous, pardonne nos péchés et guérisse notre terre ».

À compter du mercredi, les Libériens étaient tenus de jeûner et de prier de 6 heures du matin à 18 heures. Ce qui a suscité des réactions mitigées à Monrovia, la capitale, certains faisant valoir que le désespoir des autorités est évident, tandis que d’autres estimaient qu’il s’agissait d’un pas important pour aider la population à rester calme et unie.

Selon le ministère de la Santé du Libéria, 94 personnes sont mortes du virus à Ebola en sept jours, à compter du 27 juillet.

La vie quotidienne s’est pratiquement arrêtée dans une grande partie du pays. La police protège les travailleurs et les établissements de santé publique, la peur et la frustration ayant poussé certains à les attaquer. La présidente a mis les fonctionnaires non essentiels en congé obligatoire, les écoles restent fermées et la population a été avertie d'éviter les grands rassemblements publics.

Mercredi, les autorités libériennes ont fermé un grand hôpital de la capitale, Monrovia, après qu'un prêtre espagnol et six autres membres du personnel de santé eurent contracté le virus à Ebola, signale Reuters.

En Sierra Leone, pays considéré comme l'épicentre de cette épidémie régionale, des soldats ont été déployés dans l'est pour imposer la quarantaine aux zones les plus touchées. Le gouvernement a fait intervenir l’armée après qu’on eut signalé que les populations ne coopéraient pas avec les efforts visant à isoler les malades, et ceux qui pourraient avoir été exposés au virus.

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