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La paix, élusive au Soudan du Sud


Un déplacé au Soudan du Sud, James Gatmai Yoah (AP Photo/Jason Patinkin)

Un déplacé au Soudan du Sud, James Gatmai Yoah (AP Photo/Jason Patinkin)

Selon le ministre sud-soudanais de l'Information Michael Makuei, le gouvernement a besoin de procéder à des consultations avec la population avant de parapher le document.

Le gouvernement du Soudan du Sud affirme avoir besoin de deux semaines supplémentaires pour étudier un projet d'accord de paix avec les rebelles que le président Salva Kiir a refusé de signer.

Lors d’un point de presse à Juba mardi, le ministre sud-soudanais de l'Information Michael Makuei a dit que le gouvernement a besoin de procéder à des consultations avec la population avant de parapher le document.

Le chef rebelle Riek Machar a lui signé l'accord à Addis-Abeba lundi, quelques heures avant l’heure butoir fixée par l'Autorité intergouvernementale pour le développement en Afrique (IGAD). Le compromis vise à mettre fin à la guerre civile qui a éclaté il y a 20 mois et a chassé plus de 2 millions de personnes de leurs foyers.

Le président Kiir fait l’objet de fortes pressions pour signer le document. Le ministère britannique des Affaires étrangères, le Foreign Office, a qualifié ce nouveau retard de "totalement inacceptable". A Juba, les partis d'opposition qui ne sont pas pro-rebelles ont appelé le gouvernement à signer l'accord "dès que possible."

Le Conseil de sécurité des Nations unies et les États-Unis ont brandi la menace de sanctions contre toute partie qui prolongerait le conflit. Les États-Unis regrettent profondément que le gouvernement sud-soudanais ait choisi de ne pas signer un accord qui avait le soutien de tous les États de l'Igad, de la troïka (USA, Royaume-Uni et Norvège) de la Chine, de l'Union africaine et des Nations unies, a déclaré John Kirby, porte-parole du département d'État américain.

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