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La nomination d'un chef de la police sud-africaine annulée pour conduite "malhonnête"


Des policiers anti-émeute patrouillent à l'Université de Johannesburg du Witwatersrand, Afrique du Sud, 11 octobre 2016.

La justice sud-africaine a annulé vendredi la nomination du patron de l'unité d'élite de la police du pays en charge des crimes de sang et de corruption les plus graves, un nouveau coup porté au gouvernement du président Jacob Zuma.

Le général Berning Ntlemeza avait été nommé en 2015 par le gouvernement à la tête de la Direction des enquêtes sur les crimes prioritaires, les fameux Hawks.

Saisie par deux associations, la Haute Cour de Pretoria a estimé que sa nomination devait être annulée car la conduite du général Ntlemeza avait été précédemment jugée "malhonnête" et "manquant d'intégrité" il y a deux ans.

Il a notamment été reconnu coupable d'avoir menti sous serment.

Malgré ce jugement défavorable, le ministre de la Police Nathi Nhleko l'avait quand même nommé à la tête des Hawks.

"Il apparaît que le ministre n'a pas évalué correctement le jugement rendu (par le précédent tribunal) ni apprécié les doutes sérieux qui pesaient sur son aptitude à occuper ces fonctions", a estimé la Haute Cour dans son arrêt rendu vendredi.

Depuis quelques années, la police sud-africaine est secouée par une série d'affaires qui ont mis en cause plusieurs de ses chefs, dans un pays affecté par une forte criminalité.

En 2015, sa cheffe Riah Phiyega avait été suspendue après le massacre de Marikana, trois ans plus tôt, au cours duquel 34 mineurs en grève avaient été abattus par la police.

Le domicile de son successeur Khomotso Phahlane a été perquisitionné en janvier dernier dans le cadre d'une enquête pour corruption. Le général Phahlane, qui nie catégoriquement les accusations portées contre lui, est toujours en fonction.

Avec AFP

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