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La NASA s'active à la mise en service d'Orion


Un ingénieur s'activant au centre spatial Marshall Space Flight Center à Huntsville, dans Alabama (Photo AP)

Un ingénieur s'activant au centre spatial Marshall Space Flight Center à Huntsville, dans Alabama (Photo AP)

Depuis qu’elle a abandonné sa flotte de navettes en 2011, l'agence spatiale américaine, la NASA, dépend pour rejoindre la Station spatiale internationale (ISS) de la bonne volonté du gouvernement russe.

Certes, les fusées russes ont permis jusqu’à présent aux astronautes américains de continuer à gagner l’ISS, mais cette bonne entente est menacée par les tensions persistantes entre les Etats-Unis et la Russie au sujet de la crise politique en Ukraine.

Entre-temps, les ingénieurs de la NASA œuvrent à la mise en service d’Orion, un vaisseau spatial lourd conçu en collaboration entre NASA et l'Agence spatiale européenne (ESA) pour transporter un équipage au-delà de l'orbite basse de la Terre. Pour se faire, ils travaillent également à la mise au point du nouveau système de lancement lourd de capsules habitées qui facilitera ces missions futures de survol de la Lune, de Mars, et d’astéroïdes.

A noter qu’Orion permettrait éventuellement le transport de l'équipage de l’ISS si les prestataires privés chargés de ce travail ne tiennent pas leurs objectifs.

Au centre spatial George C. Marshall de la NASA à Huntsville, dans Alabama, des ingénieurs testent le moteur d'appoint, le SLS, qui aidera la future fusée principale à échapper à la gravité terrestre. Il s’agira du plus grand lanceur de ce type jamais développé pour un vaisseau spatial habité.

Ce nouveau lanceur lourd SLS, qui est composé d'une fusée principale et deux moteurs d’appoint à carburant solide, propulsera Orion dans l'espace profond. Parmi les défis de fabrication à relever : le bruit fait au décollage par les moteurs, qui peuvent endommager le cargo à bord du vaisseau spatial.

Des ingénieurs de la NASA s’activent donc à tester un système d'insonorisation sur un modèle réduit du SLS. L'expérience a montré que ce type de test est essentiel pour détecter toute une série de problèmes, fait valoir l'ingénieur Douglas Counter. « Donc, c'est très important ».

Le Congrès n'a pas encore approuvé le budget de la NASA pour l’année fiscale 2015, qui commencera le 1er octobre 2014. L’agence cherche à économiser de l'argent en recyclant des pièces non-utilisées, comme les moteurs de fusée RS-25, construits pour les anciennes navettes dont la NASA s’est séparée.

Et puis un terrain d'essai de fusées dans le Mississippi, érigé à l'époque du programme Apollo dans les années 1960, peut toujours servir, souligne un directeur de projet, Richard Rauch.

Ailleurs en Louisiane, des travailleurs ont déjà commencé à souder des sections d’une fusée principale, longue de près de 100 mètres. Les ingénieurs de la NASA et de Boeing, le géant de l’aviation qui participe au projet, ont dû concevoir d’énormes outils de soudage pour ce projet.

Le nouveau système de lancement spatial est conçu pour être flexible, ajoute la NASA, ce qui lui permettra de servir à deux types de missions : le transport d’équipage, et de fret. Le tout premier lancement est prévu pour 2017, mais aucun astronaute ne sera à bord pour cet essai.
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