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La MONUSCO tente d'apaiser les inquiétudes suscitées par les combats à Kitchanga


Un blindé de la MONUSCO dans le Nord-Kivu

Un blindé de la MONUSCO dans le Nord-Kivu

Vives inquiétudes des humanitaires, suite aux affrontements qui font rage depuis la fin du mois de février entre l'armée congolaise et l'Alliance des patriotes pour un Congo Libre et Souverain (APCLS), groupe armé rebelle opérant dans la zone de Kitchanga, dans la province du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).


Ces combats ont déjà coûté la vie à près de 80 civils et fait une centaine de blessés, ainsi que des dizaines de milliers de déplacés, signale le Comité international de la Croix Rouge (CICR).

Pour sa part, la mission de l’ONU en RDC cherche à rassurer. Le porte-parole militaire de la MONUSCO, le lieutenant-colonel Félix Prosper Basse, a déclaré que les forces de la MONUSCO ont apporté leur soutien militaire aux FARDC pour bloquer l’avancée des miliciens de l’APCLS à Kitchanga.

« Présentement l’armée congolaise a récupéré, a reconquis la cité de Kitchanga, et aujourd’hui nous avons à peu près 5.000 à 6.000 déplacés, mais l’armée congolaise … contrôle toujours la cité et a pu quand même repousser les combattants de l’Alliance des patriotes pour un Congo Libre et Souverain vers le nord » a dit M. Prosper Basse.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a demandé mardi au Conseil de sécurité de renforcer rapidement la Mission de l’ONU en RDC, mais plusieurs pays s’interrogent sur l’opportunité de créer une brigade d’intervention rapide.

D’autant que le prochain président du Conseil, à partir du 1er avril, sera le Rwanda, alors même que Kigali est accusé par l’ONU de soutenir le M23, un des groupes armes actifs en RDC que la brigade est censée précisément combattre.

Selon des experts onusiens, les rebelles du M23 ont été aidés et armés par le Rwanda et l’Ouganda – même si ces deux pays ont démenti ces allégations.
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