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La menace du MERS plane sur le Hajj


Le MERS suscite des inquiètudes en Arabie Saoudite, où l'on redoute qu'il n'affecte les pèlerins attendus pour le Hajj

Le MERS suscite des inquiètudes en Arabie Saoudite, où l'on redoute qu'il n'affecte les pèlerins attendus pour le Hajj

Les autorités saoudiennes, tout comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS), s'inquiètent de l’impact que pourrait avoir le coronavirus MERS sur le pèlerinage annuel de la Mecque, le Hajj.

Rien qu’en Arabie saoudite, plus d’une quarantaine de personnes sont mortes des suites du Syndrome Respiratoire du Moyen Orient (MERS) qui se manifeste depuis plus d’un an par de graves problèmes respiratoires et une insuffisance rénale rapide, avec un taux de mortalité particulièrement élevé de 54%.

Ce n'est pas la première fois que les autorités saoudiennes sont confrontées à des flambées de virus à l’époque du pèlerinage. En 2003, le royaume avait affronté l’épidémie de Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), et en 2009, le virus H1N1, avait également frappé lors du Hajj.

En 2009, les pèlerins avaient reçu des masques pour se protéger contre la grippe, et des désinfectants pour les mains. Cette année, le gouvernement saoudien a réduit le nombre de visas et publié des annonces, conseillant aux musulmans de reporter leur visite à l'année prochaine.

Le ministère saoudien de la Santé a déployé un système de surveillance médicale à chaque point d'entrée dans le pays, et les visiteurs doivent se soumettre à un examen rapide. A noter que les instances internationales n'ont pas avisé les pèlerins d’annuler leurs projets de voyage à cause du virus, mais demandent aux voyageurs de prendre des précautions.

« Par exemple » explique le Dr. Lisa D. Rotz des Centres pour le contrôle des maladies (CDC) aux Etats-Unis, « si vous vous lavez les mains fréquemment avec de l'eau et du savon ou utilisez des désinfectants pour les mains à base d'alcool, cela aide à protéger contre certaines maladies respiratoires ». Le Dr. Rotz a également suggéré que les pèlerins, « par respect pour les autres voyageurs » se couvrent « le nez et la bouche avec un mouchoir lorsqu’ils toussent ou éternuent, et se débarrassent de ce tissu dans une poubelle ». C’est très important de protéger son prochain, fait-elle valoir.

La première consultation internationale d'urgence sur le coronavirus MERS, qui a eu lieu en début de semaine, n'a débouché sur aucune conclusion ou décision, a annoncé mardi l’OMS. Le MERS appartient à la même famille que le SRAS, qui avait coûté la vie à près de 800 personnes à travers le monde en 2003.
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