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La marche de l'eau


En janvier 2012, Amy Russell débutera un périple de 7.000 kilomètres à travers l'Afrique pour lever des fonds afin de fournir de l'eau potable dans ces pays.

En janvier 2012, Amy Russell débutera un périple de 7.000 kilomètres à travers l'Afrique pour lever des fonds afin de fournir de l'eau potable dans ces pays.

Chaque jour, dans les zones rurales d'Afrique, des millions de femmes et de fillettes doivent marcher pendant des heures pour chercher de l'eau. Voici l'histoire d'une Américaine qui marche pour leur venir en aide en levant des fonds et en sensibilisant les Américains à l’accès à l'eau propre.

C’est l’été aux Etats-Unis, il fait chaud mais même après avoir marché une centaine de kilomètres, Amy Russell n’est pas découragée : « en ce moment je me rends à Béthany, dans le Connecticut, dans le cadre d’une marche de 225 km à travers l'Etat. J’ai commencé à Granby et terminerai à Greenwich. Le mois prochain, j’irai en Californie », explique Amy Russell.

En Californie, le périple sera quatre fois plus long – environ 800 km. Si cela vous semble ardu, sachez que Mme Russell compte gagner ensuite l’Afrique où elle mettra deux ans, selon elle, pour parcourir 12.000 km à pied.

« On traversera sept pays : l’Afrique du Sud, le Mozambique, la Tanzanie, le Kenya, l'Ethiopie, le Soudan et l'Egypte », explique-t-elle.

L’activiste âgée de 22 ans a fondé une ONG, « Walk4Water », en français « Marcher pour l’eau », il y a trois ans, lorsqu’elle était à l’université. Elle affirme avoir compris que pour s’attaquer aux problèmes sociaux modernes, il fallait remonter à la source du mal, c’est à dire, la pauvreté.Et on ne peut dissocier la pauvreté de l’accès à l’eau potable, ajoute-t-elle.

C’est ainsi que lui est venue l’idée d’une marche à travers l’Afrique. Elle compte s’y rendre en janvier 2012, accompagnée de volontaires américains et africains. L’équipe marchera 8 heures par jour et cherchera à réunir 8 millions de dollars pour financer des puits, des systèmes de filtration et autres projets liés à l’eau.

Mme Russell projette également des arrêts dans des orphelinats et des organisations qui travaillent sur l’assainissement, ainsi que le VIH/SIDA. Car l’équipe sera accompagnée d’une infirmière, et tentera d’établir des cliniques sur le chemin.

Steve Werner, porte-parole de l’ONG « WASH Advocacy Initiative » - autre groupe qui milite pour l’accès à l’eau potable et à l’assainissement - se félicite de l’initiative de Mme Russell.

« Plus les gens savent que c'est un problème, plus ils exigeront qu’on lui accorde davantage d’importance dans nos priorités à l'aide étrangère », estime M. Werner. Les entreprises qui se livrent à la philanthropie, et d’autres donateurs importants en apprendront davantage sur la question lorsqu’ils liront des reportages sur ce qu’Amy fait, ajoute-t-il.

Mme Russell s’est déjà fait remarquer, puisqu’Elisa Van Dyke de l’ONG américaine Healing Hands International à Nashville, Tennessee, connait son travail. Elle-même organise des marches aux Etats-Unis pour financer des projets d’assainissement en Afrique et en Amérique Centrale. Le but que s’est donné Amy est tout à fait atteignable, ajoute Mme Van Dyke, la première étape étant de conscientiser les Américains. C’est pourquoi les marches de la jeune femme sont si importantes.

Grâce à Internet, et aux méthodes de communication modernes, notamment Facebook et You Tube, Amy Russell pourra tenir le public au courant et montrer les défis que les Africaines ont à relever chaque jour, explique Mme Van Dyke. Plus les gens comprennent, plus ils voudront s’impliquer, ajoute-t-elle.

Steve Werner, de l’ONG « WASH Advocacy Initiative », espère lui que les efforts d’Amy Russell encourageront également les autorités locales à s’impliquer davantage dans l’amélioration des conditions de vie des populations et le renforcement de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement.

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