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La lutte contre le paludisme perd du terrain en Guinée


Selon le coordinateur national de la lutte antipaludéenne, le Dr Timothy Guilavogui, la lutte contre le paludisme perd du terrain en Guinée, à cause de la crise suscitée par l'épidémie d'Ebola.

L’épidémie de virus à Ebola en Guinée affecte la lutte contre le paludisme dans le pays, certains cas de cette maladie étant confondus avec la fièvre hémorragique.

Une situation d’autant plus préoccupante que selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Guinée compte parmi les dix pays qui enregistrent les taux de paludisme les plus élevés au monde.

Selon le coordinateur national de la lutte antipaludéenne, le Dr Timothy Guilavogui, 44% des Guinéens souffrent d’un accès de palud chaque année, c'est-à-dire, cinq millions de personnes. Au moins 10 en décèdent chaque semaine, ajoute le responsable.

Comme certains des symptômes du paludisme sont similaires à ceux de la fièvre à Ebola, les gens ont du mal à se faire soigner, d’autant que le personnel de santé redoute le virus à Ebola, explique le Dr Guilavogui.

Le personnel soignant ayant peur de contracter la fièvre hémorragique, il abandonne même certaines préfectures où elle sévit, ajoute-t-il.

L’épidémie d’Ebola nécessitant tous les efforts de la communauté médicale en Guinée, la lutte contre le paludisme perd du terrain, poursuit le coordinateur national de la lutte antipaludéenne.

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