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La loterie des « cartes vertes » pourrait disparaître


Le programme annuel permettan à quelques 50.000 étrangers de recevoir un permis de séjour permanent devrait être éliminé

Le programme annuel permettan à quelques 50.000 étrangers de recevoir un permis de séjour permanent devrait être éliminé

Interrogations aux Etats-Unis sur l’avenir du programme de loterie de visas menée chaque année par le département d’Etat américain. Un programme annuel extrêmement populaire, mais qui risque de disparaitre si la réforme de l’immigration est enfin adoptée.

La loterie des « cartes vertes » - surnom des permis de séjour permanents ici aux Etats-Unis - pourrait être éliminée si le Congrès américain adopte la version actuelle du plan bipartite de réforme de l'immigration.

Cette loterie avait été lancée pour donner à quiconque une chance d’accéder au « rêve américain ». Si les heureux gagnants n’ont besoin que d’être titulaires du bac, ou d’une certaine expérience professionnelle, le nouveau plan mettra l'accent sur l'ajout de travailleurs hautement qualifiés en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques.

C’est le défunt sénateur Edward Kennedy qui avait eu l’idée de cette loterie dans les années 1990, pour permettre aux ressortissants de pays qui n’envoyaient guère d’immigrants aux Etats-Unis de tenter leur chance.

En d’autres mots, il s’agissait de diversifier les populations d’immigrants, alors que la majorité était arrivée d’Europe au 19ème siècle et au début du 20ème.

Donc chaque année, quelques 50.000 postulants se voient informés par l’ambassade des Etats-Unis de leur pays que leur demande a abouti. Le programme représente en quelque sorte les idéaux des Etats-Unis, explique l’avocat spécialiste de l’immigration, Rajiv Khanna.

La réforme de l’immigration prévoit par contre de privilégier les diplomés. Parmi eux, un immigrant indien, Bhushan Parekh , diplômé en science, technologie, ingénierie et mathématiques, qui séjourne aux Etats-Unis grâce à un visa H-1B parrainé par une grande société.

« Parce que je l'avais fait de l'ingénierie en Inde, un diplôme de 4 ans, et que j’avais également travaillé en Inde pendant un an après. Lors de notre entrevue, il était très clair pour eux que j'avais les compétences de gestion qu'ils cherchaient », affirme Bhushan Parekh.

Certains parlementaires s’opposent à l’élimination de la loterie. Les Etats-Unis devraient offrir des opportunités aux défavorisés de la planète, font-ils valoir. Mais de nos jours, dit l’avocat Rajiv Khanna, l’Amérique demande plutôt ce que les immigrants peuvent faire pour elle.

« Donc la diversité en elle-même n'est plus la vertu que nous recherchons dans notre système d'immigration, tel que proposé. Ce que nous cherchons, c’est plutôt, que pouvez-vous faire pour nous? » explique l’avocat Rajiv Khanna.
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