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La justice française fait la chasse aux proxénètes nigérians


Une prostituée attend un client dans une rue de Nice, en France (21 nov. 2013)

Une prostituée attend un client dans une rue de Nice, en France (21 nov. 2013)

L'enquête est co-dirigée par la section de recherches de la gendarmerie de Toulouse et l'Office central pour la répression de la traite des êtres humains.

Une dizaine de Nigérians ont été interpellés à Toulouse (sud-ouest) dans le cadre du démantèlement d'un réseau de proxénétisme et de traite d'êtres humains opérant depuis le Nigeria, a-t-on appris jeudi de source proche de l'enquête.

La majorité d'entre eux, hommes et femmes, ont été placés en garde à vue pour leur participation présumée active à ce réseau d'esclavage sexuel, selon la même source.

Le réseau fonctionnait depuis le recrutement d'un nombre fluctuant de jeunes femmes dans des villages nigérians sur fond de croyances vaudoues, jusqu'à leur transport et leur prostitution dans les rues toulousaines, sous la surveillance de proxénètes, tous Nigérians et Nigérianes, également en charge de la collecte des fonds, a précisé cette source.

L'enquête est co-dirigée par la section de recherches de la gendarmerie de Toulouse et l'Office central pour la répression de la traite des êtres humains.

Les réseaux de proxénétisme nigérians, qui exploitent des centaines de prostituées de rue en France, sont connus pour être très structurés avec "des mamas", des collecteurs d'argent et des passeurs.

La traite des femmes nigérianes se distingue par un fort contrôle exercé par le droit coutumier au pays: la plupart des victimes sont originaires de Benin City (sud), où des cérémonies rituelles, le Juju, sacralisent le contrat avec leur passeur.

En cas de non remboursement, les temples qui avaient organisé ces cérémonies se chargent des représailles auprès des proches.

Avec AFP

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