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La future ministre de la Justice témoigne au Sénat


Loretta Lynch devant une commission du Sénat (Reuters)

Loretta Lynch devant une commission du Sénat (Reuters)

Lors d’une audience mercredi au Sénat, Loretta Lynch s’est engagée à être, en cas de confirmation, une voix indépendante en tant que principale responsable de l'application des lois.

La procureure fédérale Loretta Lynch, choisie par le président Barack Obama pour diriger le ministère de la Justice, a défendu la politique de l'administration, notamment concernant l'immigration. Lors d’une audience mercredi au Sénat, elle s’est engagée à être, en cas de confirmation, une voix indépendante en tant que principale responsable de l'application des lois des Etats-Unis.

Depuis des années, les législateurs républicains accusent le ministère de la Justice de laisser le président Obama prendre des libertés avec les lois nationales et la Constitution. La colère de l’opposition a atteint son paroxysme l’année dernière lorsque le chef de l’exécutif américain a pris un décret protégeant des millions de sans papier de l’expulsion.

L’audience de mercredi était l’occasion pour le président de la commission judiciaire du Sénat, le républicain Chuck Grassley, de tenter de cerner le point de vue de Mme Lynch à ce sujet.

« Croyez-vous que le président a l'autorité légale de reporter unilatéralement les expulsions de manière générale pour des millions de personnes vivant dans le pays illégalement? », ademandé le sénateur.

En réponse, Mme Lynch a décrit l’initiative du président Obama comme une solution pratique à un défi majeur, à un moment où les ressources fédérales sont limitées. « La requête du ministère de la Sécurité intérieure qu’onprivilégie l’expulsion des sans-papiers les plus dangereux parmi nous semblait être une façon raisonnable d’utiliser des ressources limitées pour faire face à ce problème ».

Durant l'audience, Mme Lynch a contesté la description par un sénateur du décret du président Obama en faveur de certains sans papier comme étant une « amnistie ». La citoyenneté est un droit pour ceux qui sont nés aux États-Unis, mais un privilège à mériter pour ceux qui ne le sont pas, a-t-elle souligné.

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