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La France restera au Mali tant que durera la menace jihadiste, selon Manuel Valls


Le Premier ministre français Manuel Valls, 9 mai 2016

Le Premier ministre français Manuel Valls, 9 mai 2016

Le Premier ministre français a affirmé mercredi devant les députés que la France resterait "engagée" au Mali "tant que la menace jihadiste continuera de peser sur le destin de ce pays et de cette région".

Alors que "le chemin de la stabilité du pays est encore long", que "la sécurisation du Nord est lente à intervenir", que "le processus de réconciliation nationale tarde à se concrétiser", et que des "groupes terroristes continuent de déstabiliser la région du Sahel", "quel message enverrions-nous si nous envisagions un départ ou même une réduction de notre effort ?", a interrogé le Premier ministre, au cours d'un débat à l'Assemblée sur les opérations extérieures de la France.

"Nous n'avons pas le droit d'abandonner nos frères africains au moment où précisément ils ont le plus besoin de nous pour consolider des équilibres encore fragiles", a ajouté le Premier ministre.

"Je veux le dire avec force ici: sans l'action de la France, une partie du continent africain aurait complètement basculé, comme plusieurs chefs d'Etat africains l'ont rappelé (au ministre de la Défense) Jean-Yves Le Drian, à Lomé, au Togo, en début de semaine. Nous aurions assisté à des massacres de masse. Nous aurions, aujourd'hui, un califat au coeur de l'Afrique", a-t-il estimé.

Le ministre français de la Défense s'est rendu le 15 octobre à un sommet de l'Union africaine (UA) à Lomé pour apporter le soutien de la France à ses partenaires africains.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée. Les jihadistes en ont été en grande partie chassés après le lancement en 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature de l'accord de paix, censé définitivement isoler les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

Longtemps concentrées dans le nord, les attaques de jihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis le sud du Mali.

Avec AFP

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