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La France conservera une force de réaction rapide en Centrafrique


Journée ville morte à Bangui, Centrafrique, le 24 octobre 2016. (VOA/Freeman Sipila)

Journée ville morte à Bangui, Centrafrique, le 24 octobre 2016. (VOA/Freeman Sipila)

La France conservera une force de réaction rapide en Centrafrique alors que la mission des forces françaises envoyées mettre fin au chaos il y a près de trois ans s'achèvera fin octobre, a annoncé mercredi la présidence française à l'issue d'un Conseil de défense.

Ce contingent doté d'une "une capacité d'intervention militaire sur court préavis" pourra "être mobilisé à la demande du gouvernement centrafricain en cas de menace sérieuse contre la paix ou les institutions du pays", a précisé l'Elysée.

"Dans la phase de stabilisation qui s'ouvre", la France continuera aussi "à participer à la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies en Centrafrique (Minusca) et à la mission de formation de l'armée centrafricaine mise en place par l'Union européenne (EUTM RCA)", a ajouté l'Elysée.

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles de la Séléka majoritairement musulmans, qui avait entraîné une contre-offensive des milices antibalaka majoritairement chrétiennes.

L'intervention de la force française Sangaris et de la Minusca a réduit l'intensité des massacres mais n'est pas parvenue à stabiliser la situation sécuritaire dans ce pays classé parmi les plus pauvres au monde.

Environ 350 militaires français, équipés de drones d'observation, resteront présents en RCA, dont une centaine au sein de la force de l'ONU. Déployés en décembre 2013, ils ont été plus de 2.000 au plus fort de la crise.

Avec AFP

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