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La famille de James Foley se dit « fière de leur fils et frère »


James Foley of Rochester, lors d'un séjour à Benghazi, en Libye (AP)

James Foley of Rochester, lors d'un séjour à Benghazi, en Libye (AP)

La famille du journaliste américain assassiné par l’Etat islamique (EI), James Wright Foley, dit n’avoir jamais été aussi « fière de leur fils et frère ». Dans un message publié sur Facebook, cette famille de Rochester, dans le New Hampshire, affirme que le journaliste indépendant a donné sa vie en tentant d’exposer les souffrances du peuple syrien. Elle a également appelé ses ravisseurs à épargner la vie de leurs autres otages.

La mère de James Foley, Diane, a déclaré mardi : « Nous remercions Jim pour toute la joie qu'il nous a donné. C'était un fils, frère, journaliste et une personne extraordinaire ».

M. Foley avait réalisé des études supérieures à Université Marquette, dont il est sorti diplômé en 1996. Le journaliste avait déjà frôlé la mort en Libye, où il avait été brièvement détenu par des fidèles de l'ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi pendant le soulèvement en 2011. Il avait travaillé pour l'Agence France Presse (AFP), puis le GlobalPost, site de presse en ligne, basé à Boston dans le Massachusetts. Son dernier article sur la Syrie pour GlobalPost évoquait la frustration grandissante de la population d'Alep face à la poursuite de la guerre en Syrie.

Dans un communiqué, l'AFP a souligné que le travail de M. Foley avait « permis d'enrichir la couverture du conflit syrien ».

« L’inacceptable et la honte s’abattent une fois de plus et une fois de trop sur le métier d’informer dont James Foley avait fait sa raison de vivre et non de mourir. Ce n’est pas seulement une tragédie, c’est avant tout une barbarie », a déclaré le Président-Directeur général de l'AFP, Emmanuel Hoog.

« Les journalistes n’ont d’autres armes que leurs mots et leurs images pour accomplir leur mission, l’information. Attenter à leur liberté et leur vie est un crime lâche et odieux », a ajouté la directrice de l’information de l’AFP, Michèle Léridon.

Les organisations de protection de la liberté d’expression se sont dites « horrifiées » par la décapitation de M. Foley. « Il apparaît que l’Etat islamique pousse à l’extrême son industrie sanglante des otages», a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), dans un communiqué. « James Foley ne travaillait pas pour le gouvernement américain, il était un grand reporter expérimenté qui portait seulement l’intérêt de l’information et non pas celui de sa nationalité ».

Le Comité de Protection des Journalistes (CPJ), basé à New York, a également condamné l'exécution de M. Foley.

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