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La faim menace les pays où sévit le virus à Ebola, avertit la FAO


Le virus à Ebola entrave considérablement l'activité économique, notamment à Monrovia, au Libéria (Benno Muchler/VOA)

Le virus à Ebola entrave considérablement l'activité économique, notamment à Monrovia, au Libéria (Benno Muchler/VOA)

Cri d’alarme de la FAO : dans un nouveau rapport, l’agence des Nations Unies pour l’alimentation s’inquiète de l’impact de l’épidémie de fièvre à virus Ebola sur les économies ouest-africaines. Notamment, la production agricole a fortement baissé dans les zones les plus affectées par le virus.

En cela, la FAO se fait l’écho du groupe de la Banque mondiale qui, la semaine dernière, a déjà averti que si le virus poursuit sa propagation foudroyante dans les trois pays les plus durement touchés, à savoir la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone, son impact économique pourrait s’en trouver quasiment décuplé, avec des conséquences potentiellement catastrophiques.

« Dans certaines régions, la faim est devenue une plus grande préoccupation que le virus » à Ebola, soulignait jeudi dernier devant les Nations Unies (ONU) la directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Margaret Chan, notamment du fait que les agriculteurs n'ont pas pu cultiver.

Selon le groupe de la Banque mondiale, la croissance économique en Guinée va être amputée de moitié, passant de 4.5% à 2.4% à cause de l’épidémie de virus à Ebola. La Guinée, qui compte déjà parmi les pays les plus pauvres au monde, assiste à l’exode de ses travailleurs agricoles qui fuient les campagnes. Ce qui présage une nette baisse des produits à l’exportation tels que le cacao ou l’huile de palme.

Sur le terrain, notre correspondant Zacharia Camara est allé interroger ses compatriotes sur les contraintes multiples auxquels ils sont confrontés dans la gestion des affaires. Il a découvert que le commerce est paralyzé,les marchés vides, les frontières difficiles à franchir ou fermées, les champs abandonnés.

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