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ONE France: la crise n'est pas une excuse pour réduire l'aide publique au développement


Selon l'OCDE, l'aide publique au développement de ses pays membres a nettement baissé en 2012

Selon l'OCDE, l'aide publique au développement de ses pays membres a nettement baissé en 2012

L'aide au développement a reculé de 4 % en valeur réelle en 2012, après avoir baissé de 2 % en 2011 a fait savoir l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Le Secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurría, s'est déclaré préoccupé par cette tendance, d’autant qu’on se rapproche de l'échéance de 2015 fixée pour la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement.

Encore plus inquiétant, souligne de son côté l’ONG ONE France, est « la chute dramatique de l’aide à Afrique subsaharienne. C’est un véritable lâchage des pays les plus pauvres à 1.000 jours de la fin des Objectifs du millénaire pour le développement », estime ONE France, en précisant que l'aide bilatérale à l'Afrique subsaharienne n’a représenté que 26,2 milliards de dollars en 2012, soit moins 7.9 % comparé à 2011.


Le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria (22 mai 2012)

Le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria (22 mai 2012)


Nombre de pays de l’OCDE expliquent la baisse de leur aide publique au développement du fait du marasme économique prévalent. Mais ONE France fait valoir que le Royaume-Uni, qui connait des difficultés budgétaires et économiques similaires à ses voisins européens, vient d’allouer 0,7% de sa richesse nationale à l’aide publique au développement pour 2013. D’autres Etats européens – Suède, Danemark, Pays-Bas, Norvège, Luxembourg – ont également décidé de faire de même.


« Le Royaume-Uni, autant frappé par la crise économique que les autres nations, fait mentir les Cassandre qui prédisaient que le pays ne tiendrait pas ses promesse » affirme Friederike Röder de ONE France.
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