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La CPI recommande d’ouvrir le procès de Ntaganda en RDC


Bosco Ntaganda avant son audience à la Cour Pénale Internationale de La Haye.

Bosco Ntaganda avant son audience à la Cour Pénale Internationale de La Haye.

Des juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont recommandé jeudi que le procès de l'ancien chef de guerre Bosco Ntaganda se tienne en partie en République démocratique du Congo, où il est accusé d'avoir commis des crimes contre l'humanité.

Cette recommandation a été effectuée "avec l'intention de rapprocher le travail judiciaire de la Cour des communautés les plus affectées", a souligné la CPI dans un communiqué.

Les juges estiment que les déclarations d'ouverture du procès doivent se tenir à Bunia, la capitale de l'Ituri, dans le nord-est de la RDC.

Surnommé "Terminator" car réputé sans pitié, Bosco Ntaganda est accusé d'y avoir joué un rôle central dans les crimes "ethniques" commis en 2002 et 2003.

La décision finale, qui sera effectuée "en temps voulu", est entre les mains de la présidence de la CPI. Celle-ci doit auparavant consulter les autorités en RDC sur les conditions de sécurité, notamment.

Si le procès s'ouvre à Bunia, ce qui serait une première dans l'histoire de la CPI, toute la salle d'audience serait du voyage : les juges, le greffe, M. Ntaganda et son équipe de défense, l'accusation et les représentants des victimes.

Bosco Ntaganda, 41 ans, doit répondre de 18 chefs de crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis par les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), dont il était le chef militaire.

Il est notamment accusé d'avoir lui-même violé et réduit en esclavage sexuel des jeunes filles de moins de 15 ans.

Milice à prédominance Hema, les FPLC combattaient principalement l'ethnie rivale Lendu pour le contrôle de l'Ituri, région riche en ressources naturelles, notamment de l'or, et en proie à des violences ayant fait quelque 60.000 morts depuis 1999.

M. Ntaganda avait été en mars 2013 le premier à se livrer à la CPI. Il s'était réfugié à l'ambassade des États-Unis au Rwanda après l'éclatement de sa milice congolaise et avait demandé son transfert à La Haye.

VOA/AFP

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