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Kenya: la CPI abandonne les poursuites contre Mathaura


(De g. à dr.) Kosgey,Sang, Mathaura, en 2011, à la CPI

(De g. à dr.) Kosgey,Sang, Mathaura, en 2011, à la CPI

Mais la Cour est décidée à poursuivre le président-élu Kenyatta et d'autres Kenyans impliqués dans la violence post-électorale de 2007-2008.

La Cour pénale internationale a décidé d’abandonner les poursuites contre l’ancien patron de la fonction publique, Francis Muthaura – un témoin-clé ayant admis avoir été soudoyé. Mais la CPI reste bien décidée à poursuivre le président-élu Uhuru Kenyatta, et deux autres Kenyans accusés d’avoir orchestré la violence post-électorale sanglante de 2007-2008.

C’est la procureure de la Cour, Fatou Bensouda, qui a elle-même annoncé l’abandon des charges contre M. Muthaura. Elle a dit avoir expliqué aux juges les défis énormes que devait relever son bureau.

Mme Bensouda a déploré le manque de collaboration du gouvernement kenyan, qui n'a pas fourni des documents nécessaires à l'enquête, ni permis l'accès à des témoins qui auraient pu éclairer le rôle présumé de M. Muthaura.

Uhuru Kenyatta (au c.) et son co-listier William Ruto (2e à g.) célébrant leur victoire, le 9 mars 2013 à Nairobi

Uhuru Kenyatta (au c.) et son co-listier William Ruto (2e à g.) célébrant leur victoire, le 9 mars 2013 à Nairobi


On rappelle que le mois dernier, Mme Bensouda avait elle-même accusé Uhuru Kenyatta de soudoyer des témoins. Ce qu’avait démenti le candidat (devenu président-élu), en arguant que des témoins tentaient ainsi de lui soutirer des sous.

Francis Muthaura, 66 ans, est réputé très proche du président sortant et a occupé le poste de chef de cabinet et ancien patron de la fonction publique kényane jusqu'à son départ en janvier 2012 après la confirmation des charges de la CPI contre lui.

M. Mathaura avait été inculpé, tout comme M. Kenyatta, pour crimes contre l’humanité.

La violence post-électorale de 2007-2008 a fait plus de 1.100 morts et plus de 600.000 personnes déplacées.

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