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La Cour constitutionnelle valide la réélection du président Ali Bongo


Ali Bongo Ondimba, Washington, 31 mars 2016 (VOA/Idriss Fall)

Ali Bongo Ondimba, Washington, 31 mars 2016 (VOA/Idriss Fall)

La Cour constitutionnelle gabonaise a validé dans la nuit de vendredi à samedi la réélection du président Ali Bongo Ondimba en rejetant l'essentiel du recours de son rival Jean Ping, lors d'une audience publique télévisée.

La Cour, tout en modifiant partiellement les résultats du scrutin du 27 août, a indiqué que M. Bongo gardait une avance sur son rival, qui s'était proclamé élu après l'élection.

Lors de l'audience à Libreville, dans une salle quasiment déserte, la Cour a indiqué que M. Bongo avait recueilli 50,66% des suffrages contre 47,24% à M. Ping.

"J'appelle tous les responsables politiques, y compris les candidats malheureux à l'élection du 27 août, à un dialogue politique", a déclaré dans une allocution télévisée Ali Bongo, 57 ans, élu une première fois en 2009 à la mort de son père, resté au pouvoir 41 ans.

Un dispositif policier et militaire très important était déployé dans le centre de la capitale, qui semblait calme et où aucun acte de violence n'avait été signalé peu avant 01h00 GMT.

Jean Ping, ancien cacique du régime passé dans l'opposition, demandait notamment un recomptage des bulletins de vote dans la province du Haut-Ogooué.

Dans ce fief familial de la famille Bongo, le président sortant avait obtenu, selon les résultats de la commission électorale qui ont mis le feu aux poudres le 31 août, 95% des voix pour 99% de participation, lui garantissant au plan national une avance de quelque 5.000 voix sur Jean Ping, sur un peu plus de 325.000 électeurs.

"Nul ne peut contester le fait que Jean Ping a largement gagné cette élection", a réagi auprès de l'AFP son porte-parole Jean Gaspard Ntoutoume Ayi après l'annonce de la Cour, ajoutant que M. Ping ferait une déclaration ce samedi matin.

Le 31 août, la proclamation de la réélection d'Ali Bongo avait provoqué des émeutes meurtrières et des pillages massifs à Libreville et dans plusieurs villes de province, traumatisant un pays plutôt habitué à la paix civile.

L'exécutif a mis en garde dès mercredi Jean Ping qu'il serait arrêté s'il franchissait "la ligne rouge" dans l'hypothèse où il n'obtiendrait pas gain de cause en justice.

Un ancien patron du renseignement, Léon-Paul Ngoulakia, par ailleurs cousin du président Bongo Ondimba, récemment passé à l'opposition, a été interpellé à Libreville, a-t-on appris de sources concordantes.

Avec AFP

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