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La Côte d’Ivoire peut « juger de façon totalement crédible Mme Gbagbo »


Laurent Gbagbo et son épouse Simone.

Laurent Gbagbo et son épouse Simone.

Le gouvernement de Côte-d'Ivoire a décidé ce vendredi de ne pas transférer l'ancienne première dame, Simone Gbagbo, à la CPI.

Le gouvernement de Côte-d'Ivoire a décidé ce vendredi de ne pas transférer l'ancienne première dame, Simone Gbagbo, à la Cour Pénale Internationale (CPI) où elle devrait faire face à des accusations de crimes contre l'humanité.

Le gouvernement a annoncé cette décision après une réunion extraordinaire vendredi, en disant que Mme Gbagbo serait plutôt jugée par un tribunal ivoirien.

« Le gouvernement ivoirien juge qu’aujourd’hui les conditions sont réunies en Côte d’Ivoire pour juger de façon indépendante, de façon objective, de façon totalement crédible, Mme Gbagbo », nous a confié Bruno Koné, porte-parole du gouvernement ivoirien.

L'ancien président Laurent Gbagbo est déjà en attente de procès à la CPI pour crimes contre l'humanité.

Il a été arrêté et transféré à la CPI en 2011 pour son rôle présumé dans les violences meurtrières qui ont éclaté quand il a refusé de quitter le pouvoir, après avoir perdu l'élection présidentielle de 2010.

L'ONU estime que plus de 3.000 personnes ont été tuées et des centaines de milliers de personnes déplacées pendant le conflit.

Mme Gbagbo est recherchée par la CPI pour quatre chefs d’accusation pour son rôle présumé dans les violences post-électorales.

En Avril, le ministre ivoirien de la Justice, Gnénéma Coulibaly, avait déclaré que les tribunaux du pays étaient en mesure de juger Simone Gbagbo.
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