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La conférence internationale sur le sida à Vienne s’ouvre sur des promesses


Global HIV Vaccine Enterprise report released at Vienna AIDS conference

Global HIV Vaccine Enterprise report released at Vienna AIDS conference

La priorité cette année selon Michel Sidibé, directeur d'ONUSIDA c’est ce qu’il a appelé « la révolution par la prévention ». A lire: la connaissance de la maladie, le port du préservatif, les gels microbicides pour les femmes, la circoncision et surtout un engagement ferme des pays touchés par la maladie, des compagnies pharmaceutiques et des responsables de la santé.

Le message a été martelé au début de cette première journée de travaux et au cours de la cérémonie d’ouverture par le directeur d’ONUSIDA, Michel Sidibé, la célèbre artiste et activiste Annie Lennox, l’ambassadrice itinérante de l’agence onusienne et Julio Montaner président de la société internationale du sida qui organise la conférence.

Le patron d’ONUSIDA, Michel Sidibé l’a dit aussi à la VOA, dans une interview exclusive à la VOA: 10 millions de personnes n’ont toujours pas accès aux traitements anti-sida et le temps presse. L’objectif de 2010 pour un accès universel aux ARV notamment ne semble plus tenir. Il le reconnaît.

La priorité cette année selon Michel Sidibé c’est ce qu’il a appelé « la révolution par la prévention ». A lire : la connaissance de la maladie, le port du préservatif, les gels microbicides pour les femmes, la circoncision et surtout un engagement ferme des pays touchés par la maladie, des compagnies pharmaceutiques et des responsables de la santé. Tout cela ne peut aboutir aux résultats escomptés si d’un autre côte les séropositifs, les homosexuels, les femmes ou les prostituées sont victimes de discrimination et n’arrivent pas a se faire soigner.

Des manifestants plaident pour un acces universel aux traitements anti-sida et un financement accru.

Des manifestants plaident pour un acces universel aux traitements anti-sida et un financement accru.

Autre priorité pour Vienne : le volet financement. Il reste central surtout dans le contexte de la crise économique et avec l’inquiétude née d’une éventuelle réduction de la contribution américaine, principal bailleur de fonds dans ce dossier. L’ONUSIDA dit avoir besoin de 27 milliards cette année pour continuer le combat. Et selon le Fonds mondial pour la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, entre 17 et 20 milliards de dollars sont nécessaires pour répondre à la demande des pays en développement pour les aider à lutter contre ces maladies au cours des 3 prochaines années.

Quelle est la part de l’Afrique ? Dans un entretien exclusif a la VOA, le directeur du Fonds mondial pour la lutte contre le Sida, le paludisme et la tuberculose, Michel Kazatchkine, s’est voulu rassurant. «Les investissements du Fonds mondial en Afrique c’est environ 60% de nos investissements. Nous avons déjà en sept ans investi près de 20 milliards de dollars de programmes de subventions dans le monde en développement et 12 milliards vont à l’Afrique. Je n’imagine pas que ces proportions changeront dans les prochaines années. L’Afrique est à la fois le continent où il y a des grands besoins pour ces trois maladies et un continent qui fait des progrès absolument remarquables ».

La science et ses dernières avancées restent aussi au cœur de ce genre de rencontre. Deux études ont été présentées. L'une, signée par le Journal of the American Médical Association. Elle souligne la nécessité de commencer tôt le traitement, bien avant l'apparition de symptômes, pour empêcher la destruction progressive du système immunitaire. L’autre publiée par la revue médicale britannique The Lancet qui a conclu que placer les séropositifs sous trithérapie divise par deux le nombre de nouveaux cas d’infection au VIH

La première journée a aussi été marquée par une manifestation d’une soixantaine de militants qui ont interrompu une vidéoconférence du patron de l’ONU Ban Ki Moon appelant à un financement soutenu et scandant «les promesses non tenues, tuent»

«Il y avait des engagements pris pour un accès universel aux traitements, mais l’objectif de 2010 n’a pas été respecté, les gens continuent de mourir sans traitements. Des promesses non tenues, des vies brisées. Honte au G8, honte au G20 ils ne respectent pas leurs engagements » a déploré, Louise Binder présidente du Conseil canadien de surveillance et d’accès aux traitements :

La deuxième journée des travaux démarrera avec un exposé notamment du directeur de l’UNICEF Anthony Lake, de Michel Sidibé d’ONUSIDA et Michel Kazatchkine du Fonds mondial. Au centre du débat ? Comment stopper la contamination des enfants par le VIH. 400 mille sont infectés chaque année dans les pays pauvres et plus de deux millions de jeunes de moins de 15 vivent avec le virus dans le monde. Avec la transmission mère-enfant, c’est un autre dossier prioritaire de la conférence de Vienne.

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