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La communauté internationale, unie pour mettre fin à la crise au Mali


Jan Eliasson estime que le monde est prêt à faire front commun pour rétablir la paix au Mali

Jan Eliasson estime que le monde est prêt à faire front commun pour rétablir la paix au Mali

Selon le secrétaire général-adjoint de l'ONU, Jan Eliasson, l’ONU et plusieurs organisations africaines sont d’accord qu’une opération militaire sera peut-être nécessaire pour rétablir l’ordre constitutionnel et l’unité territoriale du Mali.

S’exprimant au terme d’une tournée au Mali, M. Eliasson a dit que les parties aux pourparlers sur l’avenir de ce pays sont d’accord sur un processus politique, et la nécessité, au besoin, d’une opération militaire. Aucune objection n’a été soulevée, a-t-il dit.

« Sur le premier point, il y a espoir qu'il existe des groupes dans le nord du Mali qui voudraient prendre leurs distances vis-à-vis des milices extrémistes et terroristes et par là, isoler ces derniers. Nous espérons qu'un tel processus est en cours. Le deuxième élément est lié à la résolution 2071 du Conseil de sécurité, qui a été adoptée à New York le 12 Octobre, et qui autorise les Nations Unies à appuyer le processus politique, mais aussi à aider à la planification d’une éventuelle mission militaire », a dit M. Eliasson.

Le secrétaire général adjoint de l'ONU a rencontré des représentants de l'Union africaine (UA) et la CEDEAO à Bamako. Il a souligné l’importance de la tenue de la rencontre dans la capitale malienne, ce qui a permis aux autorités maliennes de participer aux discussions et aux personnes affectées par la partition du pays de voir ce qui se passait.

Pour M. Eliasson, la crise au Mali est indissociable de la situation humanitaire grave qui affecte le Sahel, où environ 18 millions de personnes sont à risque, et où la malnutrition et la faim menacent un million d'enfants.

L’ONU a une solide équipe sur le terrain, qui œuvre à la fois sur le plan politique et au planning militaire, a-t-il souligné. Toujours selon M. Eliasson, le Conseil de sécurité recevra le rapport du Secrétaire général sur la crise au Mali dans environ 35 jours. Puis, a-t-il dit, ce sera au Conseil de décider d'aller de l'avant avec une opération militaire.

« Il s'agit d'une situation très importante, qui a des conséquences non seulement pour le Mali mais aussi pour la région. Il y a un aspect humanitaire grave, même s’il devait y avoir une opération militaire, et bien sûr, vous ne savez pas quelles ramifications ces développements auront sur les pays voisins. Il est donc certainement logique que le Conseil de sécurité soit impliqué dans un problème qui a des conséquences importantes pour la sécurité de la région et du monde » a déclaré M. Eliasson.
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