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La campagne de la présidentielle suspendue à Lusaka après des violences en Zambie


Les manifestants protestent contre la censure qui a visé le journal The Post à Lusaka, Zambie, le 22 juin 2016.

Les manifestants protestent contre la censure qui a visé le journal The Post à Lusaka, Zambie, le 22 juin 2016.

La campagne pour l'élection présidentielle du mois prochain en Zambie a été suspendue pour dix jours dans la capitale Lusaka en raison de violences.

La campagne a été émaillée de heurts entre les partisans du parti au pouvoir, le Front patriotique (PF) du président Edgar Lungu, candidat à sa réélection, et des opposants du Parti unifié du développement national (UPND) de Hakainde Hichilema.

Vendredi, la police a ouvert le feu sur des partisans de l'UPND, faisant un mort, après que le parti eut refusé d'annuler un meeting à Lusaka dans le cadre de la campagne de l'élection présidentielle du 11 août.

"La Commission électorale de Zambie a constaté avec consternation la montée de la violence politique qui s'est malheureusement soldée par des blessés, une perte de vie et des atteintes aux biens", a déclaré son porte-parole, Cris Akufuna, samedi soir.

Les rassemblements, meetings, les défilés et le porte-à-porte ne sont pas autorisés pendant la durée de la suspension de la campagne dans la capitale, a-t-il précisé dans un communiqué.

Douglas Syakalima, un conseiller du candidat de l'opposition, M. Hichilema, a estimé que cette mesure "de mauvaise foi" visait à masquer l'embarras du camp de M. Lungu, dont les meetings "n'arrivent pas à rassembler des foules à Lusaka".

Un militant des droits de l'homme, Brebner Changala, a également critiqué le comportement de la police, l'accusant de favoriser le parti au pouvoir.

La suspension de la campagne électorale intervient également moins de trois semaines après la fermeture ordonnée par les autorités du plus grand quotidien indépendant de Zambie, le Post.

Le Post, qui est accusé par les autorités de devoir 53 millions de kwachas (4,8 millions de dollars) au fisc, a rejeté cette semaine ces allégations et dénoncé une tentative de censure, à six semaines de l'élection présidentielle.

Avec AFP

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